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Le retour à la terre... Promesse d'une vie plus calme, à l'extérieur comme à l'intérieur de nous-même, plus authentique peut-être. L'épanouissement serait-il plus facilement à portée de main en vivant entouré-e-s de vert, de bleu et de brun ?

Vivre à la campagne, dans de nombreuses régions du globe, c'est vivre avec moins de stimuli visuels et hors du modèle de surconsommation. Mais cela reste relatif... En France, par exemple, même les petites communes et les routes secondaires sont assaillies de panneaux publicitaires, et rares sont les municipalités qui se positionnent contre la pollution visuelle et le lavage de cerveau générés par la publicité dans l'espace public1. Pour retrouver la nature et sortir de la zone d'influence de la propagande mercantile, il faut dépasser les zones commerciales et industrielles qui défigurent le paysage, gravir les montagnes, franchir les cols, et... respirer, enfin !

Abou, père de deux enfants de 7 et 5 ans, a quitté Bruxelles, sa ville natale, il y a trois ans : « Vivre en ville, c'est comme vivre dans un supermarché. Les adultes ne se rendent pas toujours compte de la multitude de stimuli visuels, auditifs et olfactifs auxquels les enfants, plus sensibles et réceptifs, sont soumis constamment. Je vois le changement avec mon fils dont l'attention est vite perturbée. Moins de stimuli, c'est moins de dispersion et moins de crises incompréhensibles le soir. Je peux plus facilement décoder ce qui l'affecte car notre quotidien est plus simple. Notre environnement est davantage une source nourrissante plutôt qu'une source de nuisances et de turbulences. La résonance et l’interaction à notre milieu sont tout autres. En ville j'ai l'impression de devoir me défendre et protéger mes enfants. Ici il y a une dynamique de soin mutuelle entre la nature, les voisins, et nous. »

Vivre au vert, c'est aussi moins de pollution lumineuse, goûter aux bienfaits et à l'enchantement des nuits sombres, observer, ressentir les variations de l'obscurité au rythme de la lune et de la danse des nuages. L'obscurité naturelle, c'est bon pour les animaux et pour notre biorythme. En effet, l'exposition à la lumière artificielle affecte le fonctionnement de notre glande pinéale, régulatrice du rythme circadien et productrice de la mélatonine, l'hormone du sommeil. Louise Lacey, autrice américaine, a montré que les cycles menstruels sont considérablement affectés par l'exposition à la lumière des ampoules et des écrans. Dans son livre Lunaception2, elle explique comment réguler nos cycles et notre fertilité en reproduisant les cycles lunaires au quotidien3. Nous le savons, hors d'une contraception hormonale, lorsque nous vivons plus près de la nature, nos cycles épousent ceux de la lune. Dans cette symbiose, quand nous embrassons en pleine conscience notre nature cyclique, la perception intime du mouvement perpétuel en nous devient plus […]

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