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Cette année, mon aîné, mon fils, a eu 6 ans. À chaque anniversaire depuis sa naissance, j’ai versé une larme. Je n’arrivais jamais à terminer la chanson qui précédait les bougies, rapidement, ma voix s’éraillait, ma gorge se serrait d’émotion. Mon tout-petit qui grandissait. En juin, il a donc eu 6 ans. Pour la première fois, je n’ai pas pleuré. J’étais si contente de le voir franchir cette marche. 6 ans ! Il n’est plus mon tout-petit. Il est mon grand garçon, qui, quelque temps avant ses 6 ans, s’est mis à dévorer des livres et des bandes dessinées en toute autonomie. Je crois que cette fois j’étais prête à le voir s’engager dans une nouvelle année, sans nostalgie. C’est avec joie que je le vois s’épanouir, prendre encore et toujours plus de centimètres, être fier de ce qu’il est, de ses différences, se passionner pour mille et une choses et affirmer que plus tard, « c’est sûr Maman, j’irai sur Mars ». Peut-être que tu iras sur Mars mon bonhomme. Bon, je ne te le dis pas, mais je ne serais pas très rassurée. Et probablement affreusement triste, car si tu pars sur Mars, il n’y aura pas de voyage retour, à moins que nos technologies aient fait d’énormes progrès d’ici là ! Quel déchirement ce serait pour moi et ton papa ! Pour tes sœurs aussi très probablement… Mais je serais si heureuse pour toi. Je serais si fière de toi. Pas parce que tu fais quelque chose d’extraordinaire (aller sur Mars, c’est tout de même une aventure qui n’est pas commune), non, parce que tu auras réalisé ton rêve. Peut-être aussi que tu n’iras pas sur la planète rouge. Ce n’est pas le projet le plus simple à réaliser. Heureusement, tu as prévu de faire beaucoup d’autres choses. Tu dis d’ailleurs souvent que plus tard, tu feras tous les métiers du monde. Tu ne vas pas t’ennuyer… Et moi, quels que soient ta vie, tes projets, tes aspirations, je serai heureuse de te voir épanoui. Heureuse de te voir gravir les marches de ton chemin de vie.

Des enfants qui nous montrent le chemin

Moi aussi, je gravis des marches. Je crois que devenir mère m’a aidée à en gravir beaucoup. J’en ai encore plein qui m’attendent. Quand je regarde en arrière, et particulièrement quand je me sens en difficulté dans mon rôle de maman, je me dis que je peux être fière du chemin parcouru jusqu’ici. Je me félicite car je me suis autorisée à vivre les choses pleinement. À aller là où je voulais être, malgré les remarques et les doutes de mon entourage. L’étape la plus marquante, je pense, a été mon premier accouchement. J’ai accouché sans péridurale. J’ai souffert, beaucoup. J’ai cru que j’allais mourir, vraiment. Pourtant ce n’était pas si long, six heures à peine. Puis mon fils a pointé le bout de son nez. Je l’ai attrapé pour l’aider à sortir de mon corps. Il a poussé un petit […]

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