© Gerhard Gellinger from Pixabay
Parce que nous avons pris conscience de la nécessité de consommer autrement, et parce que nous sommes de plus en plus nombreux à devoir repenser notre budget, nous nous tournons vers les achats d’occasion. Et c’est d’ailleurs très bien. En effet, cela permet de donner une seconde vie aux objets, cela n’occasionne ni coûts de production, ni de transports, cela ne nécessite pas de piocher dans de nouvelles ressources, et ne participe pas à l’exploitation de travailleurs extrêmement précaires. C’est en plus très intéressant, car on peut facilement trouver des produits en bon état à un prix fortement réduit.

Une pratique qui se généralise

Aujourd’hui, la seconde main a le vent en poupe. Il existe depuis bien longtemps les brocantes et autres vides-greniers, ou encore les ressourceries, et à ceux-ci se sont ajoutées ces dernières années les plateformes de revente d’occasion sur Internet. Il faut reconnaître que ces lieux (physiques ou virtuels) peuvent vite se transformer en cavernes d’Ali Baba. On y trouve de tout à des prix défiant toute concurrence. Prenons l’exemple d’une femme enceinte, à la recherche de vêtements pour son bébé à naître. En achetant neuf, elle dépensera au minimum 200 euros pour une garde-robe complète (ceci est très approximatif, en fonction du nombre de vêtements achetés et du magasin choisi les prix sont évidemment variables). En revanche, en achetant d’occasion, elle peut repartir avec un sac de vêtements plein pour 10 euros. La seconde main est donc une alternative très intéressante, d’autant plus lorsqu’on est parent et que l’on doit habiller ses enfants, leur acheter du matériel, des jeux, etc.

Consommer autrement, vraiment ?

Cela dit, nul ne niera que lorsque les prix sont bas, nous avons plus tendance à dépenser. Cela coûte moins cher donc on peut en prendre plus. Mais c’est contre-productif quand notre intention est de baisser notre budget et de stopper notre surconsommation. Il convient donc de faire attention aux achats impulsifs et de bien nous interroger sur la nécessité d’acquérir un objet. Pour cela il existe la méthode BISOU, mise au point par Marie Duboin Lefèvre et Herveline Verdeken1, qui consiste à se poser cinq questions :
  • B comme Besoin : à quel besoin répond cet achat ? Est-ce que c’est un besoin réel ou le résultat d’une stratégie marketing ?
  • I comme Immédiat : est-ce que j’ai besoin de faire cet achat immédiatement ? Pourquoi ce sentiment d’urgence ? Est-ce que je peux prendre du temps pour réfléchir ?
  • S comme Semblable : est-ce que j’ai déjà quelque chose, chez moi, qui répond au même besoin ?
  • O comme Origine : quelle est l’origine du produit ? Dans quelles conditions a t-il été conçu ? Est-ce que les conditions de production répondent à mes valeurs écologiques et humaines ?
  • U comme utile : est-ce que cet objet me sera vraiment utile ? Si je m’en suis passé jusqu’à […]

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