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« Je ne sais pas ce que tu fais avec ton enfant mais dès que tu es là/reviens, il pleure. Avec nous, ça se passe toujours bien ! » Voilà un couplet classique qu’entendent les figures d’attachement principales. Elles supportent les sous-entendus des failles de leur attitude parentale parce qu’en leur présence, les enfants sont plus émotifs. Qu’est-ce que la « figure d’attachement principale » ? Et pourquoi l’émotivité en sa présence est-elle plutôt bon signe ? La figure d’attachement est la personne envers qui un enfant va se tourner de manière privilégiée quand il a besoin d’être rassuré ou consolé. Souvent, il s’agit de la mère mais ce n’est pas systématique. Cela dépend de la personne qui accorde le plus de temps au nourrisson et au petit enfant.. Il est nécessaire de différencier liens d’attachements et comportements d’attachement. Les liens d’attachement se développent progressivement entre le bébé et ses parents. Ils deviennent perceptibles lorsque les enfants agissent spécifiquement avec certains individus à travers des comportements d’attachement. Les comportements d’attachement s’étoffent afin que les enfants en bas âge n’aient pas à réfléchir lorsqu’ils se trouvent en situation de danger. Cela fait partie des raccourcis cognitifs permettant d’optimiser les chances de survie. La volonté est claire derrière ces comportements : il s’agit de la recherche de la proximité physique et de se faire réconforter activement. Plus tard, les comportements d’attachement changent : il suffit, au fur et à mesure, que la ou les figures d’attachement soient simplement disponibles afin que les enfants puissent s’engager dans des explorations et des jeux où le parent n’est pas partie prenante. À l’adolescence, les liens d’attachement permettent un détachement vis-à-vis des comportements d’attachement. Les besoins de proximité physique laissent place aux besoins d’accompagnement moral, émotionnel et à la confiance donnée. Les jeunes gens ne peuvent être dotés d’une confiance en soi suffisante si les figures d’attachement ne la leur transmettent pas. La confiance en soi et aux liens avec les proches permettent d’effectuer des expériences de vie, sans craindre de mettre en danger ces liens. Les liens d’attachement s’étirent alors, filant indéfiniment mais ne se rompant jamais entre un enfant et ses/son parent.s. Plus un enfant a un attachement sécure1, plus il aura la tentation de se lancer vers l’exploration et la découverte. Par ses expériences, il acquiert de nouvelles compétences et s’épanouit de manière optimale.

Mais la vie n’est pas toujours rose, ni pour les parents ni pour les enfants

« Mes parents étaient durs et autoritaires. Ils ne comprennent pas pourquoi je porte ma fille et pourquoi je ne la laisse pas pleurer. J’en fais une capricieuse, à leurs dires. Ils m’ont toujours dit que j’étais une petite fille sage et qui avait fait ses nuits rapidement. On ne parlait pas d’émotions mais… les comportements de ma fille animent des réactions involontaires ! », confie Mélanie, 27 ans, jeune maman. Certains vivent avec les séquelles d’un fonctionnement hérité de leur enfance et ne parviennent pas aisément à tisser des liens avec leurs […]

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