© Jenny Balmefrézol-Durand
Ralentir, prendre le temps, faire une pause ou simplement adopter le tempo qui nous convient : en quoi cela peut-il être un mode de vie, une philosophie, une manière d’agir écologique ? Quel peut bien être le lien entre le mouvement Slow et la protection de l’environnement ?

Si je vous dis décroissance, vous n'aurez sûrement pas de mal à faire le lien avec l'écologie. Le mouvement Slow, en proposant de vivre chaque instant en conscience, à une allure plus juste et donc souvent plus lente, induit également une décroissance du rythme général imposé par la société d'aujourd'hui. Une décroissance de l'action, au profit d'une action plus en adéquation avec nos physiologies.

Décélération consciente

Le but de cette démarche est à la fois de préserver l'humain et l’environnement. C'est donc par une décélération consciente que cela pourra se réaliser. La philosophie Slow peut s'appliquer à tous les domaines de la vie courante. L’alimentation, la consommation, la cosmétique, la médecine, le voyage, le développement urbain, les domaines professionnels, l'agriculture, la sexualité, les déplacements, etc. En d'autres termes, partout où la cadence peut être excessive, il existe une alternative slow et celle-ci aura des répercussions (plus ou moins grandes) sur l’environnement. Le mouvement Slow met en avant le fait que ralentir les rythmes permet de retrouver un équilibre personnel et planétaire. C'est une pensée altruiste à long terme. Un des points forts en écologie dans le mouvement Slow est de se resynchroniser avec la nature en retrouvant nos rythmes physiologiques en lien avec les heures du jour, les mois, les lunes, les étapes de la vie, des saisons, etc. En arrêtant de subir le flot permanent cadencé et imposé par les schémas sociaux, nous limitons également les possibilités d’être atteints par les maux liés à la suractivité comme le stress, le burn-out, la dépression, etc.

Faire du plus avec du moins

Il s’agit alors de baisser la quantité pour gagner en qualité : travailler moins et le faire mieux, manger moins mais plus sainement et sereinement, produire moins mais de meilleure qualité pour nous et pour l’environnement. En somme, moins d'agitation et plus de conscience. On retrouvera dans cet ordre d'idée une agriculture biologique diversifiée à échelle humaine, des entreprises de type Scoop, des fonctionnements humains comme la sociocratie, etc. Dans le mode de pensée Slow, tout est interconnecté de manière cohérente et la sauvegarde de l’environnement est alors présente en tous points.

Décroissance du mouvement

Nos quotidiens sont souvent agités, pleins de rendez-vous, d'activités en tous genres et donc de déplacements. Transports en commun pour certains, voiture pour d'autres. Toutes ces activités, aussi intéressantes qu'elles soient, nous font vivre une véritable course contre la montre. Tout cela a un coût, génère une certaine dose de pollution et également parfois du stress. Moins d’activités peut alors vouloir dire moins de déplacements et donc plus de calme et moins d’impact sur […]

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