© Jenny Balmefrézol
Pour faire pousser des tomates dans notre jardin, il va nous falloir préparer un sol accueillant et approprié, donner de l’attention, du temps et de la patience. Il faut bien arroser et être présent, tout en laissant à la plante de la place et de la liberté afin qu’elle puisse s’épanouir, fleurir et faire des fruits. Et pour les humains, qu’en est-il ? Ne serait-ce pas similaire ?De prime abord on ne ressemble pas beaucoup à une tomate, pourtant nous avons plus d’un point en commun. Le respect de notre physiologie comme condition de notre bon développement en fait partie. La physiologie, du grec « phusis », la nature, et « logos », l’étude, la science, étudie le rôle, le fonctionnement et l’organisation mécanique, physique et biochimique des organismes vivants et de leurs composants. Elle étudie également les interactions entre un organisme vivant et son environnement et cherche à préciser la nature des mécanismes grâce auxquels les organes remplissent leurs fonctions. La physiologie est une discipline voisine de l’histologie 1 , de la morphologie 2 et de l’anatomie 3 . Elle s’applique aussi bien au règne animal (physiologie animale), qu’au règne végétal (physiologie végétale ou phytobiologie).

Boulot, métro, dodo…

Pour pousser de manière autonome, une plante a besoin d’un sol qui correspond à ses besoins biologiques de nutrition, d’un air sain et d’un environnement non stressant. Sinon, elle ne s’épanouira pas correctement, développera des pathologies et ira même jusqu’à mourir prématurément. Il en est de même pour nous. Aujourd’hui nous souffrons bien souvent d’une alimentation dégradée et d’un rythme allant à l’encontre de notre biologie. Nous respirons pour beaucoup un air pollué et nous sommes soumis à des taux de stress énormes qui commencent malheureusement trop souvent dès le berceau. Nous sommes facilement choqués d’entendre que dans certains élevages conventionnels de poules pondeuses, les éleveurs organisent la vie des poules de manière à leur faire croire que dans une journée il y en a deux en jouant sur les éclairages des hangars. Et ce, afin qu’elles pondent deux fois plus, sans prendre en considération leur physiologie et leur épuisement. Pourtant il est tout à fait admis que d’éclairer nos maisons à 6 heures le matin pour commencer plus tôt notre journée et de les éteindre à 23 heures pour en faire encore un peu plus n’est pas un problème. La démocratisation de l’électricité et donc des éclairages dans les maisons a été une grande avancée technologique qui a certes d’énormes avantages, mais aussi des inconvénients. Un des gros inconvénients est celui d’aller à l’encontre de la physiologie qui voudrait que nous soyons au repos la nuit et éveillés la journée pour retirer les bienfaits de la lumière. Il a été prouvé que les intensités et les fréquences lumineuses des éclairages artificiels et des écrans sont néfastes pour notre santé 4 , et pourtant c’est notre quotidien. La vie du 21e siècle nous pousse à aller toujours plus vite et à faire toujours plus de […]

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