© Mélanie Mélot Photographe
Quand on quitte tout pour partir vers l’inconnu en famille, on peut craindre de se retrouver en huis-clos. La vie en famille a son lot de joie et de rires mais chacun sait qu’il est important de pouvoir s’en évader, en côtoyant d’autres gens, avec qui échanger, se divertir, se décharger parfois. Comment, alors, ne pas se couper des autres et faire de belles rencontres quand on est nomade ?Ce qui peut, au fond, être le plus difficile, c’est le premier pas. Tout quitter, dire au revoir, au moins pour un temps, à la famille et aux amis. Les adieux sont parfois douloureux et il peut être long de se détacher de ce sentiment, de ne pas subir le manque, comme en témoigne Laetitia et sa famille au sujet de leur premier grand voyage aux États-Unis : « En termes de manque d’amis seulement, nos enfants ont moins aimé notre tout premier grand voyage : les trois premiers mois aux USA. Nous avons adoré tout ce voyage et les découvertes sur place et nos enfants également, mais leurs amis leur manquaient. » La solitude peut aussi venir de la séparation avec des frères et sœurs plus grands qui ne participent pas ou plus au voyage : « Nos grands sont repartis après quatre mois de voyage pour reprendre leurs études, ça a été très dur pour Tobias qui vivait avec ses grands frère et sœur une pré-adolescence précoce. Il a dû retrouver sa place auprès de son frère Joachim qui a 8 ans. La fin de notre séjour américain et notre début au Mexique ont été beaucoup plus isolés pour nos garçons. Tobias qui aime beaucoup être entouré d’amis en a plus souffert que son frère. Le côté positif, c’est que ça a beaucoup rapproché les garçons et nous avons adopté une petite perrita, une chienne mexicaine, Baja, qui a aidé à combler cette solitude », raconte Régine-Onya.

Les rencontres sur la route

Cependant, les rencontres sur la route ou sur l’eau existent, et sont même très fréquentes pour certains, comme l’a constaté la famille Cocquebert qui n’est pas encore nomade mais se prépare à son départ et a déjà fait plusieurs voyages en camping-car : « Ce qui nous a frappé depuis nos débuts en camping-car, c’est la facilité des rencontres. La majorité des personnes que nous croisons en France en camping-car sont des retraités, il ne faut pas se le cacher […].  Depuis novembre 2018, nous avons rencontré plus de monde que dans les trois dernières années : quand on se retrouve sur le même parking, la même aire, on se croise et on se parle, parfois on se revoit même plus tard ailleurs. […] Lorsque nous nous garons quelque part, si un autre véhicule avec un enfant est proche, la rencontre se fait très vite ! C’est une sorte d’évidence : les enfants jouent ensemble et les adultes peuvent aussi […]

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