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« Tout travail mérite salaire », c’est bien connu. Partant de ce principe, nous devrions sûrement rémunérer nos enfants pour leur participation aux tâches de la maison. Pourtant, nous ne sommes pas payés nous-mêmes pour l’accomplissement de ces tâches, ce qui contredit déjà le principe de départ… Y a-t-il deux poids, deux mesures sur cette question ? Les avis divergent… Entre les parents qui considèrent qu’il est normal que les enfants participent, et ceux qui cherchent à les motiver à faire plus, comment se situer ?

La participation à la vie de famille

Avant même de parler de rémunération, je voudrais vous encourager à considérer la participation à la vie de famille, pas seulement sous l’angle de l’obligation, mais plutôt sous celui du plaisir. Il me semble en effet que la confusion vient de ce que l’on imagine souvent que l’enfant n’a pas envie de participer. Qu’il va falloir l’y obliger, ou trouver une autre manière de l’y inciter. Pourtant, participer est également une joie. Et ce, pour plusieurs raisons.

L’appartenance

L’enfant, comme tout être humain, a un fort besoin d’appartenance. Participer à la vie de famille, c’est faire partie de la famille. Tout passe dans ce cas par notre communication sur le sujet. Si nous partons de l’hypothèse que les adultes organisent la maison, alors cela se traduira dans notre manière d’aborder la question avec l’enfant. Nous lui demanderons de nous aider, comme un service qu’il nous rend. Si, au contraire, nous considérons la contribution de chacun comme une participation à la vie en communauté, personne ne rend de service à personne. Chacun fait plutôt sa part, parce qu’il appartient au groupe, au même titre que les autres…

L’importance

Un autre besoin fondamental de l’être humain est celui d’importance. Chacun a besoin de sentir qu’il est utile, qu’il a un rôle, qu’il est capable. Et ce besoin d’importance recoupe justement celui de l’appartenance dans l’action de contribuer. Ainsi, laisser nos enfants contribuer dans la maison permet de nourrir leurs besoins fondamentaux, et les aidera à se sentir bien dans leur peau. La contribution est ainsi vue, non pas comme une contrainte, mais bien comme une manière d’être, soi-même, et avec les autres.

Le sens

Participer aux tâches de la maison est peut-être l’activité qui a le plus de sens pour le jeune enfant. Combien d’enfants veulent à tout prix passer l’aspirateur, vider le lave-vaisselle, nettoyer la table ? Maria Montessori l’avait bien compris, qui a développé toute une gamme d’activités autour de la « vie quotidienne » : le jeune enfant a l’élan de copier ce qu’il voit. De faire siens les gestes dont il est témoin. De développer ses compétences pour participer à son tour. Il développe ainsi ses capacités dans un contexte qui a un sens, source d’un apprentissage qui rime avec plaisir. Ce n’est que plus tard, souvent parce que malheureusement, on l’a plutôt démotivé en le refrénant petit (parce qu’il ne faisait pas […]

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