© Sophie Elusse
Que l’on ait un petit budget ou que l’on souhaite simplement réduire son impact sur la consommation de masse qui régit notre société, on peut commencer par s’interroger sur ses réels besoins en matière d’achats. Outre les économies que cela permet de réaliser, cela nous incite à adopter un mode de vie plus simple dans lequel désencombrement rime avec sobriété heureuse. Voici quelques pistes pour amorcer la réflexion et des idées concrètes pour une mise en pratique. Tout d’abord, il faut faire la distinction entre les dépenses personnelles, qui concernent individuellement chaque membre de la famille, et les dépenses collectives, qui concernent l’ensemble du foyer. Dans le premier cas, ce sera à chacun (selon son âge) d’y réfléchir, d’établir une liste de ses dépenses et de réfléchir à ce qui pourrait ne plus figurer sur cette liste ou avoir un moindre impact sur ses dépenses globales. On peut, par exemple, s’interroger sur la nécessité d’acheter régulièrement de nouveaux livres (plutôt que de les emprunter à la bibliothèque) ou de nouveaux jouets (plutôt que d’en emprunter aux copains ou à la ludothèque). Dans le second cas, bien qu’un certain nombre de dépenses soient incontournables, puisqu’en effet il faut bien se loger, se nourrir, se vêtir, se chauffer, etc., on peut réévaluer certaines d’entre elles et les réduire assez facilement. Car, après tout, tout est, bien souvent, une question de point de vue. Et, dès lors que l’on se met à considérer les choses autrement, un glissement s’opère et il suffit souvent de commencer par changer quelque chose pour amorcer un changement plus global.

À table

Prenons l’exemple de l’alimentation. Il nous faut bien sûr manger chaque jour, et même plusieurs fois par jour, et si l’on peut certaines fois se contenter d’une pomme et de quelques fruits secs pour faire plus tard un repas plus conséquent, il nous faut aussi tenir compte des besoins de tous les membres de la famille. Et, pour peu qu’on ait plusieurs enfants, le budget repas peut vite devenir assez conséquent. Voici quelques trucs simples à mettre en œuvre ayant déjà un impact non négligeable sur ce (gros) poste de dépenses familiales :
  • privilégier le fait-maison : pour les repas en général, bien sûr, mais aussi pour les goûters et même, pourquoi pas, le pain ;
  • si l’on doit prendre ses repas à l’extérieur, prévoir sa lunch-box plutôt que d’aller manger au resto. Inutile de se lancer dans des préparations compliquées, on peut tout simplement y placer une part du plat prévu pour la table familiale ou une partie des ingrédients entrant dans la composition de celui-ci, comme du riz et des lentilles, en y ajoutant quelques crudités et un morceau de pain pour un repas complet. Idem pour les goûters des enfants qui seront pris à l’extérieur : un fruit, une petite gourde avec de l’eau et une part de gâteau fait maison feront tout autant l’affaire qu’une compote à boire, une bouteille d’eau en plastique et un sachet de biscuits industriels […]

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