© Cécile Flé
 Lorsque l’enfant paraît, venu d’un ailleurs plutôt que conçu par ses parents, l’entourage familial et même élargi peut avoir de multiples ressentis tant positifs que négatifs. Cet accueil et ses petits mots doux ou au contraire jugeants voire blessants ne sont pas sans conséquences tant pour les parents adoptants que pour l’enfant, et ils peuvent jouer un rôle important dans la création de la bulle familiale L’accueil réservé à l’enfant adopté va être différent selon les contextes, les raisons qui poussent à l’adoption, l’âge des parents, l’âge de l’enfant, l’origine de l’enfant, etc. Il peut sembler plus difficile de considérer un enfant noir comme son petit-enfant pour certains et pour d’autres c’est l’âge de l’enfant qui posera problème. Il peut être important pour les parents qui font le choix d’adopter de mettre en place quelques astuces qui aideront le moment venu.

Préparer l’entourage… ?

La décision d’adopter un enfant appartient aux parents seuls, mais qu’en est-il de l’entourage familial ? Eux ne décident pas mais se trouvent confrontés le moment venu à devoir aimer – ou du moins composer avec – un enfant venu d’ailleurs, un enfant qui a déjà un vécu plus ou moins long, des souvenirs, et qui a peut-être connu des membres de sa famille biologique. Peut-on dès lors anticiper cela en préparant l’entourage à l’arrivée de l’enfant ? On peut, par exemple, informer notre famille tout au long des démarches des avancées ou au contraire des difficultés rencontrées. Annoncer les petits pas, les retours en arrière, les déceptions, la joie de s’approcher du but, etc. L’entourage va vivre tout ceci, partager les émotions des parents, et ce chemin les mènera plus naturellement vers l’accueil de l’enfant. Il peut être plus facile de s’approprier la démarche avec toutes ses étapes vers l’arrivée d’un enfant que d’accepter d’emblée un enfant venu d’ailleurs du jour au lendemain. Sonia raconte qu’elle mettait sa famille proche au courant de chaque étape, chaque jalon, de ses petites victoires et de ses pleurs quand la situation stagnait ou s’engluait. Et le jour où leur petit Mathéo est arrivé, âgé de 8 mois, toute la famille avait la sensation de l’attendre depuis longtemps, il faisait déjà partie de cette famille qui avait partagé cette attente, cet espoir de le voir arriver. À l’inverse, Mathilde déplore n’avoir pas su transmettre cet espoir et la joie d’accueillir son enfant à ses parents. Hélène et Bernard ne se sont jamais sentis grands-parents de cet enfant, ont-ils fini par lui avouer. À la sensation de gâchis s’ajoute surtout la question du ressenti possible de l’enfant. Ne pas se sentir accueilli peut être assimilé à un rejet pour ces enfants dont les bases peuvent être si insécures.

Quelles difficultés ?

Dans certaines familles, l’enfant est d’emblée accueilli comme faisant partie intégrante de la famille et ce quel que soit son âge. Qu’est-ce qui fait la différence ou plutôt la non-différence de l’accueil fait à l’enfant biologique ou adopté ? Pourquoi certaines personnes aiment d’emblée l’enfant qui arrive et d’autres ne parviennent pas à s’identifier en tant que […]

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