© Sergei Tokmakov, Esq. from Pixabay
Prendre quelques secondes pour ramasser chaque jour un déchet ou deux reste un jeu d’enfant. Si nous faisions tous cela, petit pas par petit pas, nous participerions à une belle évolution. Cependant, dans certains lieux, cela ne suffit pas. C’est pourquoi des individus se regroupent pour plus d’efficacité. C’est le cas de l’association Guyane Plages Propres que nous allons découvrir ici.
  • Grandir Autrement : Bonjour Wenceslas, tu es le président de l’association Guyane Plages Propres. Peux-tu nous présenter cette association et nous raconter l’histoire de sa création ? Wenceslas Jude : L’association est née en janvier 2020 après la prise de conscience de l’incapacité d’une seule personne pour dépolluer les plages. J’ai donc invité mes amis à participer à mes actions, puis en sollicitant les réseaux sociaux, de nombreuses personnes se sont jointes à nous.
  • Grandir Autrement : Peux-tu nous parler de vos objectifs et actions ? L’association a globalement trois buts : nettoyer, sensibiliser et aménager. Nous cherchons à mettre en œuvre toutes actions favorisant le nettoyage, l’aménagement et la gestion des espaces naturels et urbains, et encourageant une prise de conscience d’un mode de consommation responsable.
  • Concernant vos actions de ramassage de déchets, comment se déroulent-elles ? Après un appel écocitoyen sur les réseaux sociaux, chaque participant intègre un groupe WhatsApp et participe à la mise en œuvre de l’action. Pour chaque action, dans un premier temps nous procédons au nettoyage du site, puis nous partageons un moment convivial autour d’un pique-nique. Enfin, si possible, nous nous réjouissons d’une baignade sur le site nettoyé. Chaque début d’action est l’occasion de sensibiliser les partenaires aux enjeux écologiques et aux gestes à adapter au quotidien pour réduire notre empreinte environnementale. L’accent est fortement mis sur le plastique, qui est très polluant, et le verre, qui est le seul matériau recyclé en Guyane. À chaque nettoyage, nous organisons un tri pendant le ramassage qui s’effectue de la façon suivante : un sac réutilisable pour le verre qui sera ensuite déposé à la déchetterie, un sac pour le plastique destiné au recyclage, un sac pour les métaux revalorisables et un sac pour tous les autres déchets qui seront par la suite enfouis dans le sol du territoire. À l’issue de chaque action, nous photographions le groupe et effectuons la pesée de chaque catégorie de déchets récoltés.
  • En suivant votre page, on saisit l’importance de prendre en compte la gestion des déchets selon le territoire sur lequel nous sommes. Peux-tu nous en dire un peu plus ? En effet, la Guyane revalorise le verre. Il fait partie des constituants du bitume qui recouvre nos routes. Malheureusement, concernant le métal et le plastique (lorsqu’ils sont triés), ils doivent être envoyés vers la Métropole. Et nous savons tous que l’ensemble de ces matériaux ne seront pas recyclés. De plus, une aberration territoriale consiste à demander aux Guyanais de trier le papier, qui est pourtant biodégradable et à qui on offrira un trajet Cayenne-Paris : un bilan carbone peu […]

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