Être parent est un art d’imitation, les enfants observent leurs propres parents pour ensuite rejouer les scènes. Les ateliers Parents enjoués1 sont un « bac à sable » pour expérimenter une nouvelle parentalité, bienveillante et respectueuse de l’intégrité physique et psychique de l’enfant.

Pour comprendre une situation, l’intellectuel ne suffit pas toujours ; le corps, les émotions et l’imaginaire jouent un rôle important dans le processus d’intégration. Ainsi, en plaçant les personnes en situation d’imaginaire, le jeu de rôle permet une meilleure compréhension de la situation, de ressentir « ce qui bloque » en modifiant les représentations de soi, des autres et de la situation. Ainsi, on ne cherche plus à agir sur des comportements extérieurs mais sur les représentations internes des personnes, c’est-à-dire leur attitude profonde.

Une sorte de communication « non consciente » existe entre les acteurs, de par les mots, les gestes ou mimiques, qui au fil du jeu va, parfois, « résonner » en eux avec leur propre problématique. Le travail « psychologique » se poursuit bien au-delà de la séance. Cependant, il arrive parfois que l’intéressé ne ressente rien, ne découvre rien. Il n’est peut-être tout simplement pas prêt à le faire. Il serait alors inutile, voire nocif, de déconstruire une image mentale, sans proposer de reconstruction saine derrière.

Prérequis

Pour mener une séance, le groupe doit être constitué d’une dizaine de personnes maximum, et au minimum de trois personnes (en dehors de l’animateur). Bien entendu, la taille variera en fonction des problèmes « à résoudre ». Les participants sont disposés en cercle en laissant un espace vide, qui sert de « scène » où se déroule le jeu.

On distingue quatre rôles :

  • L’acteur : personne qui souhaite résoudre un conflit, une difficulté.
  • L’auxiliaire : donne la réplique à l’acteur, selon les indications de l’animateur afin de mettre l’acteur en situation « de crise ».
  • L’animateur : appelé également « meneur de jeu », il intervient de plusieurs manières. Il donne des indications à l’auxiliaire sur l’attitude à tenir et les répliques à donner. Il peut aussi dire tout haut ce que l’acteur semble penser tout bas (tout en veillant à respecter l’acteur si il dit « ce n’est pas ce que je voulais dire », l’acteur a toujours raison !). Il peut proposer l’arrivée de nouveaux auxiliaires si de nouvelles personnes viennent à intervenir dans la situation. Il peut également, dans certaines situations, proposer à l’acteur et à l’auxiliaire d’intervertir leur rôle afin que l’acteur « initial » comprenne ce qu’une personne ressent face à son attitude et/ou ses propos, l’acteur réintégrant toujours son rôle à la fin. L’animateur peut également intervenir pour dynamiser une scène dans laquelle les parents s’enlisent parfois sans aller à la racine de la problématique […]

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