© Aude Gertou
Lorsque l’on est déjà parent d’un ou plusieurs enfants et qu’un bébé s’annonce, comment les aînés vont-ils accueillir ce nouvel arrivant ? Quelles émotions cela va-t-il provoquer en eux ? Frustrations, colères : comment faire face ? Comment leur annoncer la nouvelle ? Que répondre à leurs questions ? Avoir déjà entamé la réflexion évitera d’être démuni le moment venu.

« LUI – Mais la p’tite soeur, quand elle va sortir de son ventre, elle va retourner dans sa maison ? NOUS – Mais non, sa maison, c’est ici, avec nous : c’est la même maison que toi ! LUI – Mais c’est pas possible, il faut qu’elle retourne voir son papa et sa maman ! NOUS – … » 

Isabelle et Samuel

L’arrivée d’un nouvel enfant dans la famille est toujours un événement. L’équilibre familial est rompu et il faut trouver ensemble de nouvelles marques. Les enfants, très sensibles aux changements, peuvent voir ce nouvel arrivant comme un élément perturbateur. Il est donc important de les préparer en douceur. Les enfants ne réagissent pas tous de la même façon. Rejet, impatience, excitation, angoisses et colères peuvent être exprimés. Il est surprenant de constater que, parfois, ils sont au courant avant même leurs parents qu’un bébé est là. Evanie se souvient de ce moment : «  Ma fille avait 20 mois et je jouais avec elle dans le salon. On s’amusait et chahutait lorsque tout à coup elle s’est arrêtée, m’a fixée et a posé son doigt sur mon ventre. Avec beaucoup de sérieux et d’aplomb, elle m’a dit : “ bébé, bébé, maman”. J’ai fait un test le lendemain et il était positif... C’est donc ma fille de 20 mois qui m’a annoncé ma grossesse (pas programmée d’ailleurs, c’était un hasard !). »

Le bébé n’est pas le bienvenu

Les enfants peuvent ressentir cette arrivée comme une menace. Ils ont peur que ce bébé prenne leur place dans le cœur de leurs parents ou encore qu’il perturbe leur routine. Quelles que soient leurs raisons, ces sentiments d’insécurité sont tout à fait normaux. Il serait préjudiciable de les étouffer ou de les ignorer. Nastassia évoque les débuts difficiles : « Ma fille, issue d’une première union, avait 8 ans quand son frère est né. On était très heureux de consolider la famille recomposée par cette naissance et confiants dans sa réaction car on se disait qu’elle avait été très choyée pendant ces huit années. Elle a cependant exprimé des angoisses. On l’a pris avec humour et on était contents qu’elle verbalise. Il devait naître fin août ; son anniversaire est début septembre. On se rappelle de sa réaction : “Ce nain de jardin va me gâcher mon anniversaire !” Maintenant, il a 4 ans, et on reste vigilants quant à la place de […]

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