© Pierrick Destraz

Turquoise du Mexique au poignet et tatouages thaï sur le torse, Pierrick est le père de deux grands enfants, Danaé et Zacharie. Il s’initie au véganisme, médite tous les matins avant de promener son chien L’ami, écrit son prochain spectacle1 et se déguise en punk à paillettes quand il partage la scène aux côtés de son papa, Henri Dès. Rencontre avec « Tonton Pierrick », en coulisse, « un père comme les autres » à la voix joyeuse, posée, et au discours non-spéciste, empli d’amour et de bienveillance pour les siens et pour son prochain à deux jambes ou quatre pattes.

Je suis devenu papa comme tout le monde : à 25 ans, j’ai fait l’amour à une femme que j’aimais et ma fille, Danaé, qui a 20 ans maintenant, est née l’année de mes 26 ans. Ma première grossesse, si j’ose dire, s’est passée de manière relativement compliquée car ma compagne faisait de l’hypertension et ma fille avait un retard de croissance in utero. Elle est née prématurément et est restée un mois en couveuse. Je n’ai pas pu assister à l’accouchement, sa maman était sous anesthésie... Tout le monde était très inquiet, sauf moi. Je la trouvais magnifique ! Je ne voyais que sa beauté. Aujourd’hui, quand je regarde les photos, elle était couverte de poils et avait des tubes de partout. Pour la naissance de Zacharie, mon fils, il y a 14 ans, sa maman et moi nous voulions accoucher à la maison. Finalement, il est né à l’hôpital, mais sur un grand lit rond. Sophie, sa maman, lui a donné naissance, sans péridurale, de manière superbe. J’étais allongé sous elle : elle appuyait son dos sur mon ventre et je lui tenais les jambes. Quand elle a poussé, j’ai eu l’impression que j’accouchais moi-même. C'est moi qui ai hurlé d’ailleurs, elle n’a pas émis un son... Zacharie était en pleine forme et il l’est toujours ! Les premiers mois ? Difficiles et magnifiques à chaque fois. 

De l’autorité au dialogue

Cheminer vers une parentalité basée sur la coopération et le dialogue prend du temps. Celui de se trouver peut-être, de pouvoir définir nos valeurs et ce qui nous importe vraiment. « Qu’est ce que ça a changé de devenir papa ? Tout. Même si j’ai résisté. J’ai essayé de vivre comme avant et… ça ne fonctionne pas ! Je m’en suis vite rendu compte. Les enfants sont le plus joli des miroirs. C’est un long apprentissage. Ma vie évolue grâce à eux et j’espère qu’ils apprennent grâce à moi. Je crois que oui, ils me le disent régulièrement [rires] ! Plus jeune j’avais moins de patience et tendance à m’énerver, ce que je ne fais plus maintenant. Il faut dire que mes enfants sont plus grands et plus calmes [rires] […]

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