© Sophie Elusse

« Oh non ! » pensez-vous, « encore un mouvement à la mode qui nous assène que nous ne faisons pas ce qu’il faut pour être heureux, qui nous donne le mode d’emploi du bonheur comme si c’était aussi simple à suivre qu’une recette de cuisine, et qui par-dessus le marché nous culpabilise quand notre vie est tout sauf slow ». On ne va pas se mentir, quand on se renseigne sur la slow life, on tombe forcément sur quelques blogs ou sites qui nous disent que ralentir est la clé du bonheur en donnant deux-trois conseils pour décrocher le fameux sésame, sans parler d’une quelconque difficulté à appliquer tout ça dans la vie de tous les jours. Résultat, devant les images de joie et de béatitude véhiculées sur Internet et les réseaux sociaux accompagnées du hashtag #slowlife, on n’est pas loin de penser qu’on a raté sa vie…

Première règle de la slow life : lâcher prise. Nous pourrions donc dire que la résistance à la culpabilisation commence par là. Bien sûr, nous ne sommes pas parfaits, nous essayons de faire au mieux, de progresser, d’adopter un mode de vie plus écologique dans tous les sens du terme (en harmonie avec l’environnement, les autres, et nous-même), et sans aucun doute adopter les principes de la slow life y contribue. Bien sûr, le côté « tendance » du mouvement peut être agaçant voire rebutant, mais ça n’en supprime pas l’intérêt. De plus, les préceptes de la slow life n’ont rien de neuf en vérité, ce n’est qu’une mise au goût du jour d’une sagesse ancestrale… Mais il est fort évident qu’elle soit plus difficile à appliquer aujourd’hui, dans un monde qui avance à toute vitesse, que dans la Grèce antique. Parce que quand on enchaîne un bus, un train et un métro pour aller bosser le matin, il faut avouer qu’on a du mal à la jouer carpe diem.

Ralentir : pourquoi, comment ?

Nous sommes dans un monde ou le burn-out devient un problème de plus en plus répandu, et où la nature meurt parce qu’on produit toujours plus, toujours plus vite. Ralentir devient plus que nécessaire, et si on y regarde bien, c’est une question de survie. Pour nous, pour la société et pour la planète. Cela ne signifie pas que nous devons tous adopter le même mode de vie. Si la Slow s’attache à certaines valeurs (nous y reviendrons), elle est souple et permet à chacun de créer sa slow life en fonction de son mode de vie, de sa personnalité et de ses contraintes. Pour certains, ralentir sera s’accorder quelques pauses dans sa journée de travail, pour d’autres, ce sera quitter son poste d’ingénieur pour aller créer sa ferme en permaculture et vivre au rythme de la […]

La suite de cet article est réservée aux abonné·e·s

Choisir une formule
d'abonnement
Je suis déjà
abonné·e

LAISSER UN COMMENTAIRE

Saisissez votre commentaire svp !
Saisir votre nom ici svp

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.