© Holly Sierra
Une femme aujourd’hui connaît environ quarante ans de cycles en moyenne, soit deux-mille-quatre-cents jours de règles ! Prévenir nos filles de ce qui va se passer pour elles ne semble donc pas anecdotique. Comment le faire, comment le dire ? À quel âge ? Si l’âge moyen pour l’arrivée des premières règles est 11-12 ans, autant que nos filles le sachent avant. Petit tour d’horizon des informations à partager.Grandir Autrement vous a déjà partagé des informations sur le cycle menstruel1: ses quatre phases, ses quatre rythmes... Comme les deux premières années2 à partir des premières règles ne sont pas révélatrices de ce qui va se passer pour nos filles tout le reste de leur vie (irrégularité, absence d'ovulation, douleurs...) et qu'elles ne passeront donc pas par les quatre phases du cycle pendant ce temps de mise en route, est-ce bien utile de commencer par là pour aborder le sujet ?Gaëlle Baldassari, fondatrice de Kiffe ton cycle et autrice du livre associé, propose un programme en ligne à destination des jeunes filles (et de leur mère – idéalement – pour ouvrir le dialogue) dans lequel elle se focalise sur la phase menstruelle, celle des règles puisque c’est sur cette semaine, ces quelques jours, que les jeunes filles ont des inquiétudes, des douleurs, besoin d’informations concrètes. Nous l’avons rencontrée3. En ce qui concerne l’âge des premiers échanges sur le sujet, Gaëlle précise l’importance de ce que la mère va montrer... ou pas : va-t-elle cacher ses protections, sa fatigue, ses besoins spécifiques lors de cette période sensible ? Avant 5-6 ans, il s’agit de dire les faits plus que le but du cycle. Ensuite, on peut user de métaphores comme celle du surf pour Kiffe ton cycle, comme celle des quatre saisons ou des figures archétypales pour Maïtie Trélaün4 et choisir les mots en fonction de la maturité de l’enfant. La physiologie du cycle est rarement abordée avant 10 ans.

Première étape : l’anatomie

Pour réduire leurs inquiétudes, comprendre comment elles sont faites et ce qu’il se passe, proposons-leur d’aller voir (à l’aide d’un miroir), d’explorer. Encourageons-les à se connaître et à ne pas se contenter de la théorie5. Elles comprendront alors que la douleur, celle qu’elles appréhendent souvent, est circonscrite à un muscle, l’utérus. Comme l’indique justement Gaëlle, « C’est la mise en route qui fait mal. L’utérus va se contracter pour la première fois.6 » Elle précise qu'il n'est pas utile de l'annoncer, puisque toutes ne souffrent pas. Pouvoir l'expliquer si nécessaire est suffisant : l'idée, c'est de dédramatiser.

Deuxième étape : lever leurs tabous

Dans ses formidables livres7, Élise Thiébaut en fait l’état des lieux. À l’âge où nos filles cherchent leurs repères parmi leurs pairs, on peut avoir envie de les aider à les dépasser alors que ce n’est pas le moment : leur dire comment faire pour éviter la […]

La suite de cet article est réservée aux abonné·e·s

Choisir une formule
d'abonnement
Je suis déjà
abonné·e

LAISSER UN COMMENTAIRE

Saisissez votre commentaire svp !
Saisir votre nom ici svp

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.