© Blandine Bellemere
À l’heure de l’urgence climatique, le zéro déchet devient tendance : vous trouverez aisément des tutoriels pour fabriquer savon, lessive ou déodorant et la gamme de produits en vrac est en perpétuelle évolution. Certaines familles vivent à fond leur choix de consommer autrement dans le but de produire le moins de déchets possible. Ainsi c’est tout leur mode de vie qui est empreint de ce modèle de consommation. Cette nouvelle approche évoque l’époque de nos grands-parents pour qui les avancées des dernières années ont sonné comme une libération. Mais alors, quels avantages ces familles retirent-elles de cette organisation qui peut être perçue comme un retour en arrière ? La démarche zéro déchet consiste à réduire son impact écologique en consommant au maximum des produits sans emballages et en produisant une quantité minimum de déchets ; et cela pas uniquement dans sa cuisine en préparant tous ses repas, mais dans toutes les pièces de la maison et dans tous les choix de consommation. On évitera donc la grande distribution, on choisira ensuite des contenants réutilisables faits maison ou achetés à un créateur. On évitera enfin le plastique à usage unique dans toutes les pièces de la maison et jusqu’aux jouets des enfants, voire plus encore, on fabriquera soi-même ses objets. Toutes ces notions relèvent du sac à dos écologique des objets1. Mais comment se lancer dans le zéro déchet ? Eh bien, c’est très simple. Il y a une règle de base qui est celle des « 5R » :
  • Refuser tous les emballages à usage unique et tout ce dont on n’a pas besoin. Dans les commerces, refuser les emballages et autres sacs et privilégier la consommation en vrac. Mais cela passe aussi par le refus de la publicité dans la boîte aux lettres, les cadeaux superflus... C’est une énorme remise en question.
  • Réduire sa consommation de biens. Le but étant d’éviter la surconsommation qui puise sans cesse dans les ressources de la planète (voir encadré sur « la méthode BISOU »).
  • Réutiliser ce qui peut l’être. C’est-à-dire réparer, donner, échanger tout ce qui peut l’être et cela pour les produits que l’on possède déjà, mais aussi pour ceux que l’on consomme. Le but étant de ne pas soutenir la production de nouveaux équipements coûteux pour la planète.
  • Recycler. On pense souvent à tort que le recyclage est la base du zéro déchet. Il faut savoir que seuls 40 % de ce que vous enverrez au recyclage seront valorisés. Le reste sera incinéré ou enfoui. Le meilleur déchet est donc celui que l’on ne produit pas.
  • Rendre à la terre, par le biais du compost, en adoptant un compost d’appartement si l’on n’a pas de jardin, un compost d’extérieur ou encore des poules.
Mais au-delà du principe des 5R, c’est toute la consommation de la famille qui se trouve impactée par le zéro […]

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