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Les parents du 21e siècle découvrent enfin l’une des clés qui permet d’ouvrir la porte vers d’autres façons de mieux communiquer ou de soigner la relation avec leurs enfants. Le langage des émotions devient un enjeu majeur. Encore faut-il savoir l’équilibrer avec une volonté profonde de se rendre disponible avec authenticité pour accompagner jusqu’au bout sans passer à côté du vrai problème. Comme le démontrent les neurosciences, « souvent, derrière la colère se cache une peur ou une tristesse », souligne Patrice Lacovella1, sophrologue pour enfants. Il se peut, simplement, que nous soyons sur un mauvais chemin en passant à côté de l’émotion qui cache un besoin plus profond ou différent de celui que nous imaginons en accueillant la colère.

Un cas concret : Christelle et maman girafe2

Christelle, 7 ans, adore les animaux de la savane et particulièrement les girafes. Un jour, son père lui a parlé de la fois où il était parti en voyage au Kenya et, depuis, elle joue à imaginer des histoires et des scènes animalières. Maman girafe a une patte un peu abîmée, c’est parfois difficile de la faire tenir debout. Christelle a trouvé une astuce pour la faire tenir avec un bout de carton. Cependant, cette astuce ne convient pas toujours. Souvent, Christelle se met en colère parce qu’elle veut que maman girafe tienne debout sans support. Ses parents ont bien compris qu’il est nécessaire d’accueillir la colère de leur fille en mettant des mots sur ce qu’elle ressent à ce moment-là. Ils s’approchent une première fois en disant : « Tu as l’air très en colère, chérie », ce à quoi Christelle répond : « Non ! » Elle croise les bras en tournant le dos, et parfois, elle se met encore plus en rage. Son père a essayé de ne rien dire mais la petite fille montre tout de même un besoin d’attention en intensifiant son émotion, elle tape fort ses jouets, elle secoue fortement sa tête. Ses parents se sentaient démunis devant ces crises et souhaitaient aider leur fille. Un jour, la maman de Christelle, devant la fameuse scène, essaie de s’approcher de sa fille en disant, d’un ton à la fois joueur et sincère : « Ah, cette maman girafe, il est temps qu’on l’emmène à l’hôpital pour faire soigner sa patte une fois pour toutes. Elle doit avoir très mal en plus ». La petite fille a alors répondu avec un regard lumineux : « Oui ! Je veux appeler l’ambulance… Voilà, ils viennent la chercher très vite. » Sa maman était surprise de la rapidité avec laquelle elle s’est connectée avec sa fille. Un dialogue agréable s’est vite installé entre elles. « Trop beau pour être vrai », dit-elle en racontant la suite de l’histoire : « Une fois que maman girafe est partie vers […]

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