© Coralie Jolivet
Qu’on l’appelle quatrième trimestre, qu’on le délimite sur une période de six semaines ou de quarante jours après l’accouchement, toujours est-il que la période des premières semaines qui suit l’accouchement est une période sensible. Après neuf mois de grossesse et tous les changements, physiques et psychiques, qui vont avec, après l’accouchement et son cocktail d’hormones, voici le temps du retour à la normale... Ou presque! La jeune maman est fatiguée et donc très vulnérable durant ces premières semaines avec son bébé. À toute la fatigue accumulée pendant la grossesse et l’accouchement, s’ajoute celle de son nouveau quotidien de mère. Elle doit faire face aux rythmes de sommeil de son nouveau-né, apprendre à le connaître, le comprendre, s’en occuper. Elle a parfois du mal avec son propre corps : l’épisiotomie ou la césarienne peuvent mettre du temps à se faire oublier, les jambes lourdes ou les hémorroïdes peuvent également faire leur apparition, et n’oublions pas la montée de lait qui peut également être source de douleurs ou de gêne dans les débuts. Tous ces aspects physiques qui peuvent aller du petit désagrément à la douleur persistante auront bien entendu des effets sur ce qui devrait primer : l’établissement de la relation entre la mère et son bébé. De plus, il y a parfois un ou des enfants plus grands qui demandent également de l’attention. Même sans aînés, il y a toujours du linge à laver, des repas à préparer, de la vaisselle à laver et toutes ces petites tâches domestiques qui demandent temps et énergie.

Anticiper les besoins

Il fut un temps où la famille élargie s’occupait des aînés, des repas et des tâches domestiques pendant que la jeune mère se reposait et prenait soin de son bébé. Il y a des cultures où c’est encore le cas, mais pas tellement en France. Après quatorze jours de congé paternité, le jeune père retourne au travail et même si il fait de son mieux pour aider sa compagne, sa seule aide n’est pas suffisante pour permettre à celle-ci un bon repos. D’autant que lui aussi peut souffrir des nuits entrecoupées et qu’il a de toute façon à s’adapter à ce grand tournant de sa vie. Il est donc très important que, dès la grossesse, les futurs parents recensent les ressources qu’ils pourront mobiliser pour la période du post-partum. La famille est-elle géographiquement proche ? Peut-elle prendre en charge les aînés, ne serait-ce que pour les trajets maison-école, par exemple ? Les voisins ou des amis sont-ils volontaires pour préparer les repas de la famille les premières semaines ? Comment le couple envisage-t-il les visites des proches ? Ces questions méritent d’être discutées en couple en amont pour avoir le temps d demander l’aide de chacun et d’envisager un plan B (une femme de ménage quelques heures par semaine, par exemple) si l’entourage proche n’est pas assez disponible. Ce genre de questions est généralement abordé lors de la naissance d’un deuxième enfant ou plus car la question de la garde des aînés amorce toutes les […]

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