© iStockphoto.com/turk_stock_photographer
Lettre à ma petite squatteuse. (Oui, ma petite squatteuse ! Je te donne un petit nom doux. Après tout tu t’es logée au plus profond de mon intimité !). Les règles c’est douloureux. On grandit toutes avec ça. Et je t’avoue que ça fait un moment que je suis assez sensible aux maux de ventre. Alors forcément, quand j’ai mes lunes, je déchante un peu. Depuis la fin du lycée, ces douleurs sont peu supportables. Pouvant me paralyser dans mon travail ou encore me provoquer des malaises. Mais bon, « les règles c’est douloureux » hein ! Et puis je suis une (en)douillette... Heureusement, j’ai mes petits rituels : huile essentielle de basilic et bouillotte, bain ou douche et un peu (beaucoup) de patience. Bon, ça finit toujours par passer. Oh il faut que je te dise, j’ai vécu une première grossesse de neuf mois. Le pied, pas de règles ! Puis une seconde et un allaitement long : le méga pied. Retour de couches vers 16 mois. Et là c’est loin d’être le pied. Que se passe-t-il? C’est mon utérus qui se déchire ? Je suis immobilisée, incapable de bouger. D’une humeur diabolique. Bon, ça doit réveiller les douleurs de mon dernier accouchement peut-être (ou pas)... Une fois, deux fois, trois fois. Là ce n’est plus tenable. Je suis incapable de bouger de mon canapé. J’ai des enfants qui ont besoin de moi, flûte ! Je vais donc voir ma sage-femme, parce que je doute que ce soit juste « les règles c’est douloureux de toute façon ». Ah bah tiens, elle aussi en doute. Elle m’envoie donc chez un sage-femme passer une écho. Très doux, respectueux, compréhensif et à l’écoute. Il m’explique bien tout et préfère me diriger directement vers une IRM et un gynécologue référent. « On va éviter le tâtonnement médical ». Je suis d’accord. Je prends donc rendez-vous, et je reçois un courrier avec tout un tas d’infos. S’en suit tout un tas de Post-it pour bien me rappeler de tout. En gros : • appeler le CHU pour prévenir que j’allaite ; • aller à la pharmacie pour récupérer des lavements. Ce n’est qu’une fois à la pharmacie que j’ai réalisé de quoi il s’agissait… ; • la veille du rendez-vous, lavement ; • le matin, lavement ; • trois heures avant, on ne boit plus et ne mange plus ; • une heure et demie avant, on ne va plus aux toilettes, Madame… ; • arriver avant pour réussir à se garer et faire les étiquettes…

IRM

Le fameux jour de l’IRM, j’arrive : petit questionnaire à remplir (antécédents familiaux, date des dernières règles, paperasse, étiquettes et tout le tralala). Accueil compréhensif, bienveillant et chaleureux. J’entre dans la cabine de préparation, où une personne du corps médical me rejoint. Puis lorsque je dois mettre une magnifique chemisette, on m’explique qu’on va me remplir l’anus et le vagin de gel… J’aurais aimé le savoir avant… La vessie pleine et le […]

La suite de cet article est réservée aux abonné·e·s

Choisir une formule
d'abonnement
Je suis déjà
abonné·e

LAISSER UN COMMENTAIRE

Saisissez votre commentaire svp !
Saisir votre nom ici svp

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.