© Victorine Meyers
Je tiens à écrire ici le fond de ma pensée à vous, mes enfants, et plus largement à tous les jeunes. Je crois que nous sommes résolument dans une période charnière, une transition vers un lendemain différent. Nous, et par nous j’entends ma génération et celles d’avant, nous vous laissons un sacré « bordel », oui je tiens à ce terme quelque peu vulgaire. Ce terme est aussi celui utilisé pour parler des maisons closes, lieu de plaisir ou débauche selon certains, lieu avant tout de dégradation de la femme et d’esclavage... Mais ceci est un autre débat... Quoique... Ce « bordel » est assez colossal pour signifier très certainement la fin d’une époque, d’une civilisation, d’un mode de fonctionnement. Je vous vois venir, mais de quoi elle parle dans un numéro consacré à la contraception versus fertilité ? J’y viens, le sujet des jeunes est obligatoirement lié à l’avenir et il est difficile de compartimenter ce que les années à venir nous réservent et ce que nous pouvons vous souhaiter.

Chance de vous côtoyer

J’ai une chance extraordinaire : celle d’avoir appris tant de choses avec vous, mes enfants. En faisant le choix de l’instruction en famille, ce n’est pas seulement vous qui vous êtes instruits, mais également moi, après une bonne dose de déscolarisation pour désapprendre ce qui ne sert à rien et embrouille la pensée, pour apprendre l’utile et l’agréable. Ce choix m’amène à côtoyer vos ami.e.s, à les voir évoluer, et à les entendre débattre, expliquer leur point de vue. Et là, quelle ne fut ma stupeur de voir que bon nombre parmi vous ne souhaitent pas avoir d’enfants ! Et en vous écoutant, on sent bien que ce n’est pas une idée lancée comme cela, non, c’est mûrement réfléchi, c’est un choix de vie. Alors j’ai envie de vous dire ce qui suit, non pas pour vous faire changer d’avis, loin s’en faut, c’est votre choix et il est respectable, mais pour ajouter de l’eau au moulin de la réflexion, pour que vous n’oubliiez pas qu’un choix n’est jamais définitif... Pour me (nous) dédouaner ?

Survie de l’espèce mais pas que...

Nous sommes doués, nous les humains, pour nous affranchir de notre condition de mammifère, enfin c’est ce que l’on veut bien croire... Mais sous le vernis de la civilisation se terre quand même un animal qui a pour objectif la survie de son espèce. Nous sommes donc programmés biologiquement pour nous reproduire. Faire le choix de ne pas avoir d’enfant est un élément de plus qui nous différencie des autres espèces animales. Nous savons raisonner avec notre tête et notre cœur, et quand les deux disent qu’il vaut mieux s’abstenir de faire grossir la population humaine, de contribuer à la lente agonie de notre planète, alors nous prenons acte de cette décision. Avoir un enfant est souvent considéré comme un acte […]

La suite de cet article est réservée aux abonné·e·s

Choisir une formule
d'abonnement
Je suis déjà
abonné·e
Il arrive que l'on me demande quel métier j'exerce. Dans une vie antérieure, je répondais "contrôleur financier", ça en jetait ! Aujourd'hui je suis bien en peine d'avoir une réponse simple... maman est le premier sur la liste, à temps plein ce métier-là ! Tous les autres sont à temps partiel... quand les enfants dorment ou sont occupés... éditrice, gestionnaire, rédactrice, traductrice, comptable, infographiste, bénévole dans diverses associations seront les principaux cités... La naissance de mon premier enfant fut un raz-de-marée qui a tout balayé, convictions, attentes, souhaits... pour laisser place à une femme qui a appris chaque jour à devenir mère et qui poursuit son apprentissage auprès de ses enfants sans relâche ! Parce que Grandir Autrement est proche de ma vision du monde en général et du parentage en particulier, j'ai souhaité m'y investir pour apporter ma petite pierre à l'édifice.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.