© Bernard de Kerdrel
Si devenir parent est un bouleversement à plus d’un titre et nous incite à nous recentrer sur notre famille et les liens qui se créent avec nos enfants, les relations amicales n’en demeurent pas moins une composante importante, pour ne pas dire essentielle, de notre environnement. J’ai pu le constater à plusieurs reprises depuis que je suis maman. Et peut-être plus encore durant l’année qui vient de s’achever, avec sa tonalité particulière et les répercussions qu’elle a eues sur nos relations sociales. Aussi c’est à vous, mes ami.es, que j’ai envie d’adresser cette lettre, car chacune et chacun d’entre vous occupe une place particulière dans ma vie et contribue à faire de moi celle que je suis. Du plus loin qu’il m’en souvienne, j’ai toujours eu des ami.es. Pas forcément en nombre, car, enfant, j’étais plutôt du genre réservée (et je le suis encore d’ailleurs, même si, au fil du temps, j’ai fait des progrès), mais des amitiés profondes et durables. La toute première, c’était toi, Julie. J’avais 4 ans, je venais d’emménager dans une nouvelle ville (et nouvelle région) avec ma famille, et c’est là que je t’ai rencontrée. Immédiatement complices, nous sommes vite devenues inséparables. À tel point que, non contentes de nous voir toute la semaine à l’école, nous passions même nos week-ends ensemble : un week-end sur deux, tu venais chez moi, et un week-end sur deux, c’est moi qui allais chez toi. Puis la vie nous a séparées. Pourtant, bien des années après, alors que j’étais toute jeune maman, au hasard de mes recherches sur le web, j’ai découvert que tu étais monitrice de portage et que nous avions encore bien des points communs et des choses à partager. Nous avons alors repris contact, heureuses de nous retrouver, et nous continuons à échanger de temps à autre, même de loin. J’ai eu d’autres ami.es tout au long de mon enfance et de mon adolescence, puis jeune adulte, au gré des déménagements. Aussi je pourrais écrire à chacun d’entre eux, mais, faute de place, je vais faire un bond dans le temps et passer de 4 à 44 ans pour m’adresser à vous, mes ami.es du temps présent.

Camille...

La maternité n’a pas été sans conséquences sur mes amitiés. Elle m’a éloignée de certaines, et en a créé d’autres. Mon aîné avait 16 mois, la tienne en avait à peine 8, lorsque nos routes se sont croisées, Camille. Notre rencontre a été provoquée par une sage-femme, qui nous avait suivies toutes les deux à quelques mois d’intervalle. Point de hasard, donc, ici, mais plutôt l’intervention d’une bonne fée qui avait senti que les connexions allaient se faire entre nous. Et en effet, nous nous sommes d’emblée merveilleusement bien entendues. Toutes deux jeunes mamans, isolées, déracinées dans une ville et une région auxquelles rien ni personne ne nous rattachait, nous avions tout à […]

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