© Sylvie Durand
Lorsque ce ne sont pas les enfants qui réclament un animal, les parents ont parfois déjà des animaux à la maison ou font en sorte que leur enfant en ait un à lui. Ainsi, dès le plus jeune âge, beaucoup vivent avec des animaux, souvent nommés animaux de compagnie. Pourtant, ils sont bien davantage qu’une compagnie. Ce sont avant tout des êtres vivants comme nous. Ce n’est peut-être pas un hasard s’ils apportent le réconfort et la présence dont nous avons besoin. Ils peuvent pallier un manque affectif, ou apporter bien plus que cela. Les animaux auraient ainsi un rôle à jouer auprès de nos enfants.

Le petit enfant acquiert au fil de ses expériences nombre de savoirs et de compétences, parmi lesquels le respect de la vie. Ce respect est important, il participe à la vision éthique et écologique de la vie. En tant qu’êtres vivants, nous sommes doués de sensibilité, et celle-ci nous permet de considérer l’animal comme étant doué de cette même sensibilité. Depuis très longtemps, l’homme a domestiqué les animaux et certains d’entre eux sont devenus des animaux de compagnie. Chiens, chats, rongeurs, oiseaux, et parfois reptiles ou autres se trouvent ainsi liés à la destinée et soumis au bon vouloir de leur « maître ».

Complicité et apprentissage

Si un tout-petit se trouve en présence d’un animal, il va devoir composer et apprendre ce qu’il peut faire et ne pas faire, mais il en est de même pour l’animal. Après cette phase, les deux peuvent trouver leurs marques dans une relation bien particulière. Plusieurs adultes se souviennent avec émotion de leur animal de compagnie lorsqu’ils étaient enfants. Christiane avait une petite chienne appelée Myrsa : « Elle m’attendait lorsque je rentrais de l’école sur le bord de la route et me faisait la fête, on a fait les quatre cents coups ensemble ! » Louis appréciait la complicité avec son chien lorsqu’ils filaient en douce la nuit pour aller se promener au clair de lune tandis que Maria se souvient avec quelques trémolos dans la voix de la mort de Nina, née en même temps qu’elle. Elles ont grandi ensemble et elle se rappelle : « Un jour, nous nous promenions à environ deux kilomètres de la maison et, en traversant une rivière, mon pied a glissé entre deux rochers, impossible de bouger. Nina est partie en courant et elle est allée chercher mon grand-père. Il l’a vue arriver, elle a attrapé le bas de son pantalon et l’a tiré, il a tout de suite compris qu’il devait la suivre et qu’il y avait un problème. »

Lucie dit avoir appris beaucoup sur la vie le jour où elle a vu sa chatte mettre au monde ses petits. Maria se souvient des visites à la ferme des chiens qui venaient monter sa Nina, mais aussi du jour où on a retrouvé le corps de Nina au milieu d’un […]

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