© Claude Didierjean-Jouveau
Les Japonais ont l’art de créer des objets qui sont à la fois beaux, simples et fonctionnels. L’un des meilleurs exemples est sans doute le tawashi, l’éponge zéro déchet qui sert à tout. En japonais, tawashi signifie « éponge servant à récurer ». Traditionnellement, il était fait à partir de palmier chanvre, mais aujourd’hui le mot s’applique à toutes les éponges abrasives. Ces derniers temps, on a vu apparaître des tawashis crochetés à partir de fil de coton, des tawashis « eco-friendly », non abrasifs, utilisés pour la vaisselle et les petits travaux de nettoyage, le préfixe « eco » indiquant qu’ils créent moins de pollution car ils peuvent être utilisés sans savon ni détergent.

À quoi ça sert ?

On peut faire plein de choses avec un tawashi : faire la vaisselle, nettoyer les sanitaires, laver la table, cirer les meubles, décrasser la voiture, etc. Il remplace avantageusement les éponges de toutes sortes, les chiffons et tous les produits à usage unique tels que les lingettes, ce qui renforce bien évidemment son côté « écolo ». Sans oublier que les éponges, en particulier celles à base de résine synthétique, ont un impact écologique assez lourd, et sont en outre souvent des nids à microbes1 ; contrairement aux tawashis qui passent facilement à la machine à laver puisqu’ils sont faits d’anciens habits. L’idéal est d’en avoir toute une panoplie, pour les différents usages. Selon le tissu qu’on aura utilisé (laine, jersey, coton, lin, etc.), il sera plus ou moins souple ou plus ou moins rigide, et plus ou moins joli.

Comment en réaliser ?

On peut le fabriquer au crochet, au tricot ou en tissage. C’est pour cette troisième façon de faire que l’on trouve des tutos à foison sur Internet. On a besoin pour cela d’un « métier à tisser », qui peut être très simple : une boîte carrée genre Tupperware® avec des pinces à linge peut suffire ! Mais il est quand même plus confortable d’avoir une planche plantée de clous à tête plate (voir photos). On peut avoir plusieurs « métiers à tisser » pour créer des tawashis de tailles différentes. On a ensuite besoin de tissus de récupération en forme de tube : legging, manche de pull ou de T-shirt (la partie non évasée), collant ou bas épais, chaussettes... L’idéal est un tissu légèrement élastique, que l’on pourra tendre sur le métier. On y découpe des petits bandeaux de 2 à 3 cm de large (10 dans l’exemple de la photo, mais cela dépend bien sûr du nombre de clous du métier à tisser). Il ne reste plus qu’à accrocher la moitié des bandeaux entre les clous, puis à tisser l’autre moitié sur les premiers, et enfin à réaliser le pourtour en « arrêtant » comme on rabat les mailles d’un tricot (allez voir une vidéo si ce n’est pas clair pour […]

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Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau s’intéresse depuis plus de 40 ans à tout ce qui tourne autour de la grossesse, de la naissance, de l’allaitement, du maternage et des bébés. Elle est animatrice de LLL France, dont elle a été la présidente dans les années 1990. Elle a écrit de nombreux ouvrages sur ces thèmes, Derniers parus : Ne pleure plus bébé, L'allaitement maternel (nouvelle édition), Petit guide de l'allaitement pour la mère qui travaille (nouvelle édition), Album tendresse de la jeune maman (nouvelle édition), Allaiter plus longtemps, Le cododo, pourquoi, comment (nouvelle édtion).

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