© Guillemette Lepelletier
Aujourd’hui le menu classique entrée-plat-
dessert ne semble plus faire recette dans le domaine de la sexualité. Aux préliminaires-
excitation-orgasme, s’ajoutent des termes comme méditation, lenteur, présence... Sous l’appellation slow sex, on trouve de tout, différentes pratiques qui ont un point commun : remettre en question la vision conventionnelle de la sexualité.
L’approche énergétique de la sexualité est étudiée, expérimentée depuis plus de 6000 ans. Comment se fait-il que pour nous, Occidentaux, la sexualité se réduise à sa vision mécaniste ?
La sexualité est omniprésente partout : sur les murs, à la télévision, dans les magazines... On n’en a sans doute jamais autant entendu parler. À défaut d’en parler avec sincérité entre amis, en famille, on s’interroge et on commence à questionner nos pratiques. « Les problèmes liés à la sexualité entre hommes et femmes tels que les abus sexuels, la frigidité, l’ambivalence, l’éjaculation précoce, l’impuissance et l’absence de désir sont fréquents1 ». La sexualité conventionnelle se fait-elle moins inspirante ?

La sexualité conventionnelle, 
à la recherche d’une définition

Sexualité, acte sexuel, faire l’amour... difficile de trouver une définition qui fait consensus tant il existe de pratiques différentes. Pour s’y essayer tout de même, en voici quelques caractéristiques communes : - l’orgasme en est le but, - l’excitation en est le chemin, - les frottements et frictions sont nécessaires, - images, fantasmes voire mises en scènes sont bien présents. Il y aurait dans tout acte sexuel une courbe du plaisir (une ligne droite ?) pour l’un des partenaires ou pour les deux avec comme point d’ancrage le désir et pour final l’orgasme.

Sauf que

Le désir consistant à avoir envie d’être touché, d’être pénétré, de se mettre en mouvement vers l’autre n’est pas toujours présent. Après une naissance, un rush de boulot, une maladie, un chagrin, le passage à l’acte sexuel est peut-être le premier à passer à l’as. Pourquoi ? Une première raison avancée est la difficulté d’atteindre cet orgasme tant attendu. Rappelons que 30 % des femmes seulement y goûtent régulièrement. C’est beaucoup de pression pour les 70 % restants, beaucoup de travail et d’énergie pour peu de résultats. Une deuxième raison est liée aux frottements, aux frictions. Plus on les utilise, plus notre corps devient insensible ou plutôt, plus il en faut pour le ressentir ! Une troisième raison évoquée est celle de la rupture du lien après l’orgasme.

Les propositions du slow sex

Pour Anne Descombes, interrogée sur le sujet2, « souvent, on réduit le slow sex à prendre du temps, à faire durer les préliminaires alors que ça n’est pas du tout ça. L’idée même de préliminaire n’existe plus dans cette approche puisqu’on est dans le présent. Donc on ne va nulle part. Il n’y a pas d’avant, d’après, de préliminaires. Il y a des personnes qui parlent du slow sex comme s’il n’y avait pas de pénétration : au […]

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