© Jenny Balmefrézol-Durand
Nous puisons dans la nourriture de l’énergie. Cette dernière nous permet d’être en forme, en joie et en bonne santé. Si nous manquons d’énergie nous pouvons nous sentir triste, fatigué, malade, las voire déprimé. Mais les aliments que nous consommons sont-ils tous de la même manière remplis d’énergie ? Ont-ils tous vraiment de la vitalité à nous transmettre ?

Selon le Tao1, l’alimentation est l’un des piliers de notre santé et il revient à chacun d’en être responsable. La diététique constitue l’une des huit branches de la médecine traditionnelle chinoise, dont les sept autres sont : l’acupuncture, la moxibustion, le massage, l’herboristerie, le Chi Kung, le Taï Chi et la méditation. Aussi appelé « énergie vitale », le Chi est présent (bien qu’inégalement) dans chaque élément vivant. D’après la médecine chinoise et les Taoïstes, c’est une composante primordiale de la vie elle-même. Le mot chinois « Chi » ou « Qi » n’a pas véritablement d’équivalent en français. À défaut de traduction plus précise, on parle en Occident de l’énergie vitale. Cette vitalité peut alors être utilisée à des fins très diverses, comme le combat, le soin, la quête spirituelle ou la diététique. En diététique, pour les aliments, on parle plus spécifiquement de Jing. Les taoïstes élèvent la diététique au rang de science et recherchent grâce à elle la longévité, le bonheur et l’éveil.

Le Jing des aliments, qu’est-ce que c’est ?

Le Jing est la quintessence de l’énergie vitale (Qi). Pour les humains, cette quintessence est une force vitale acquise avant la naissance. Elle est concentrée, préservée et stockée dans les reins. Nous disposons d’un Jing inné mais aussi du Jing acquis que nous glanerons dans les aliments notamment. En ce qui concerne la nourriture, en médecine traditionnelle chinoise, un aliment peut se définir par son Jing. C’est-à-dire que son état de fraîcheur et de vitalité est tel que cet aliment pourrait revivre dans la nature. Avant que nous ne la consommions, notre nourriture devrait pouvoir germer si c’est une graine, être bouturée ou repiquée si c’est une plante et greffée si c’est une viande. Plus l’aliment est frais, plus il apportera de Jing acquis à l’organisme. Quand on cueille une tomate dans un jardin pour la manger dans l’heure qui suit, elle est pleine de vitalité alors qu’une banane cueillie avant maturité pour ensuite faire des semaines de bateau n’en contient pour ainsi dire plus ou infiniment peu. Plus le temps qui sépare la récolte de la consommation est long, plus le Jing s’épuise. Le Jing s’échappe notamment par les plaies et les lésions qui sont en contact avec l’air. Un fruit ou un légume coupé en deux va donc perdre son Jing par la surface coupée et plus elle est grande et plus le Jing partira rapidement. Un morceau de viande est d’autant plus fragile qu’il n’a plus de peau pour être protégé. En ce qui concerne les céréales, un grain de blé ou de riz non décortiqué peut germer encore pendant plusieurs […]

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