© Victorine Meyers
Le jeûne semble être pratiqué par les Hommes depuis la nuit des temps. Que ce soit par obligation, pour des raisons de santé, de purification ou parce qu’il s’inclut dans des rites et des traditions, un peu partout autour du globe, le jeûne est présent. On a tous entendu parler du ramadan, du carême et on entend de plus en plus parler de jeûne thérapeutique. Qu’en est-il de cette pratique de soin, comment et quand pouvons-nous la mettre en place ? Nos enfants sont-ils concernés ? Pouvons-nous le pratiquer durant la grossesse et pendant l’allaitement ? Pour en savoir plus, je suis partie à la rencontre de Thierry Casasnovas, spécialiste et fervent défenseur du jeûne. Thierry Casasnovas souligne à juste titre que le jeûne est une cessation volontaire d’alimentation et non de nourriture. « Il y a une différence profonde entre les deux car les nourritures de l’humain sont multiples et l’alimentation est unique. Il y a les nourritures relationnelles, les nourritures esthétiques, etc. On est nourri par le soleil, par nos interactions, par nos activités, etc. Nous sommes nourris par tous nos sens. Le jeûne est donc juste une pause volontaire de l’alimentation et possiblement de la boisson car les deux existent. Les vertus sont multiples car à partir du moment où l’on arrête de diriger l’énergie du corps vers l’extérieur (que ce soit pour la digestion, les interactions avec les autres ou les actions dans le monde), l’énergie du corps est dirigée vers l’intérieur pour le nettoyage, l’élimination et la régénération. Le jeûne est une mise au repos digestive et amène souvent une forme de retraite intérieure dans laquelle on est plus dans le silence et dans la non-agitation. Les forces, qui sont d’habitude dirigées vers l’extérieur pour interagir dans le monde, sont là dirigées vers l’intérieur et ça fait des miracles ! Par exemple, on parle du processus d’autophagie1 qui se déclenche avec le jeûne. Le corps consomme alors les parties dégradées, viciées de lui-même, pour alimenter les parties qui sont en bon état et qui vont donc se reproduire. Dans le jeûne, il y a aussi une remise en circulation et une élimination de tous les déchets du corps, une perte de masse grasse. Le processus d’autophagie, l’autonettoyage, est la vertu principale qui permet de grandes et multiples guérisons. »

Les différents types de jeûnes

On distingue plusieurs types de jeûnes : le jeûne sec2 donc sans eau, le jeûne hydrique3 avec un apport en eau, le jeûne intermittent4 qui consiste à mettre en place des phases sans alimentation d’environ seize heures de manière quotidienne (par exemple de 20 heures à 12 heures) et la mono-diète qui consiste pendant un temps donné à ne consommer qu’un seul et unique aliment. « Le corps réagit de manière favorable à une contrainte si cela ne dépasse pas sa capacité d’adaptation (loi de l’hormèse, voir article « La méthode Wim Hof » […]

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