© Pezibear de Pixabay
On a beaucoup lu et écrit sur et pendant la période du confinement, notamment au sujet des conséquences que celui-ci a pu avoir sur les relations familiales. Entre difficultés (d’organisation, financières), inquiétude(s) et plaisir d’être ensemble, nombreux sont les parents qui ont oscillé entre plusieurs sentiments contradictoires. Mère de trois enfants habituellement scolarisés, en télétravail à plein temps, je suis moi-même passée par tous ces états. Nous avons fait le choix de scolariser nos enfants, les deux plus jeunes en école alternative (l’aîné est au collège). L’une des raisons de ce choix est que nous souhaitions disposer de quelques heures quotidiennement pour exercer notre activité professionnelle. J’ai néanmoins expérimenté le télétravail en présence d’enfant(s) bien avant la période du confinement puisqu’en effet mes enfants, à l’exception de l’aîné sur une très courte période, n’ont jamais été confiés à un tiers jusqu’à leur entrée à l’école. J’ai donc travaillé pendant quelques années (le temps de leur petite enfance) en adaptant mon rythme au leur, autrement dit en m’y attelant essentiellement le soir (parfois très tard), pendant les siestes (beaucoup avec bébé en écharpe ou au sein) et dès que le papa pouvait prendre le relais. Et je dois reconnaître que, même si j’ai adoré vivre ces moments avec mes enfants, j’ai apprécié, lorsque ma dernière est entrée à l’école, de pouvoir retrouver un rythme de travail plus classique et moins haché. Et aussi de véritables soirées de détente où, après être restée auprès de mes filles jusqu’à ce qu’elles s’endorment, je pouvais profiter d’un moment en tête à tête avec mon amoureux sans culpabiliser en me disant que je devrais être en train de travailler.

Ensemble, c’est tout (et c’est déjà beaucoup)

Alors c’est vrai que pendant le confinement, et même après puisque mes filles ne sont pas retournées à l’école, je me suis rendu compte que j’avais vraiment du mal, désormais, à répondre de manière efficace et adéquate aux impératifs d’un travail à plein temps en leur présence. Mon compagnon ne pouvait même pas me proposer de les emmener à la plage pour l’après-midi afin de me laisser travailler puisque celles-ci nous étaient interdites, comme à d’autres les forêts ou les chemins de randonnée. Souvent, j’ai rongé mon frein, remettant à plus tard ce que je ne pouvais faire tout de suite. Et, plutôt que de me morfondre en considérant tout ce que je laissais en plan, j’ai décidé de profiter de chaque instant et de me rendre pleinement présente pour mes enfants. Nous avons beaucoup lu, dansé, chanté, dessiné, joué, jardiné, bricolé, cuisiné… Il faut dire que, vivant dans une grande maison dotée seulement d’une petite cour (nous nous étions dit au moment de nous y installer que ce n’était pas un problème puisque, la plage étant toute proche, ce serait elle notre jardin, notre terrain de jeu, notre espace extérieur illimité), il nous a fallu puiser dans nos ressources, et même en inventer de nouvelles, pour offrir d’autres possibilités à nos enfants soudain privés de […]

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