Le moment de bascule entre l’état de fœtus et celui de nouveau-né cristallise un grand nombre de croyances et de pratiques. Et pour cause, il s’agit d’un moment clé dans l’expérience de la vie incarnée. Que l’on recoure au clampage précoce ou tardif du cordon ombilical, à la chaleur d’une bougie ou encore à son détachement naturel du placenta, la méthode aura une influence fondamentale qui va bien au-delà d’aspects purement physiologiques et aura une portée bien au-delà du début de vie. L’enjeu de ce passage est la première expérience d’individualité et d’individuation. C’est aussi l’expérience de la matière, de notre état de finitude dans l’espace et le temps. Jusque-là dépendant pour la nourriture et l’oxygène, et délimité dans ses contours par la matrice utérine, le tout-petit va devoir trouver son propre souffle, sa propre voix – donc sa propre voie – et constater que son existence corporelle ne se définit plus par rapport à un tiers. Cette première expérience d’autonomie n’est toutefois pas vécue de la même manière selon la méthode employée pour rompre le lien ombilical. Elle peut entraver ou accompagner positivement les futures expériences d’individuation. Cette mémoire sera contenue et active dans le futur vécu émotionnel, en creux de toutes les étapes de l’individuation. Sans pour autant passer en revue toutes les méthodes, rappelons que le clampage précoce est une technique violente qui, si elle n’est pas justifiée par une urgence médicale, vient mettre à mal l’apport en oxygène chez le nouveau-né. Privé d’une partie de son sang, il est en obligation de compenser en faisant tourner à plein régime ses poumons en apprentissage. Dans le cas d’un clampage tardif, c’est-à-dire une fois que le cordon s’est évidé de son sang et ne bat plus, le nouveau-né est accompagné de cette force sanguine et peut mettre en fonctionnement ses poumons au rythme qui lui convient, en douceur. Ce sont cette douceur et cette force qui lui donneront le message que la vie est soutenante et qu’elle prodigue ce dont il a besoin pour se réaliser. Un message engrammé qui conditionne les réactions face à la vie et la survie. La technique de la bougie apporte une information intéressante au niveau vibratoire. La douce chaleur de la flamme va nourrir le Qi du nombril qui se trouve en lien avec un centre énergétique fondamental pour l’ancrage : le Dan Tien inférieur. Cette première expérience nourricière va symboliquement imprimer un message puissant dans l’être qui le reçoit : c’est au nombril que se situe la force, notre centre et que nous devons porter notre attention lorsque nous sommes incarnés. Et puisqu’il est question d’énergétique, poussons le propos un peu plus loin pour identifier les enjeux de ce premier détachement.

Heure de naissance et chemin de vie

À l’instar des sagesses traditionnelles, les pratiques énergétiques et holistiques comme l’astrologie considèrent l’heure exacte de naissance comme un moment déterminant dans le chemin de […]

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