© Maud Aneli
La joie est un état d’être fondamental qui mérite d’être considérée au-delà d’une simple émotion éphémère et agréable. Intimement liée à nos envies et à nos désirs, elle peut aussi être reconnue comme étant le guide intérieur de nos choix, et donc de nos réalisations. Comment révéler cette joie en soi et comment la mettre au service de soi-même (Soi m’aime) ? Si nous cherchons la définition de la joie dans le dictionnaire Larousse, nous trouvons ceci : « Sentiment de plaisir, de bonheur intense, caractérisé par sa plénitude et sa durée limitée, et éprouvé par quelqu’un dont une aspiration, un désir est satisfait ou en voie de l’être : Ressentir une grande joie. Être fou de joie.1 » Nous constatons que dans cette définition populaire, l’accent est mis sur la dimension intense et éphémère de la joie. Or, si nous regardons du côté des philosophes, dont le sujet a été maintes et maintes fois retourné, nous trouvons chez Spinoza une définition de la joie comme étant « le passage de l’homme d’une moindre à une plus grande perfection2 », c’est-à-dire comme une augmentation de forces et de la réalisation de soi d’un être humain. Dans sa définition, Spinoza outrepasse très largement l’aspect éphémère de la joie et la considère bel et bien comme un vecteur de réalisation de soi. Un état d’Être.

La joie cellulaire

La joie s’explique scientifiquement par un phénomène neurochimique intérieur : la dopamine est sécrétée dans le système limbique du cerveau qui va à son tour activer d’autres neurotransmetteurs comme la sérotonine ou l’endorphine, procurant ainsi un sentiment de plaisir souvent en lien avec une satisfaction extérieure. Le point de vue de la science nous amène donc à reconnaître que la joie est avant tout un phénomène cellulaire, c’est-à-dire qu’elle est présente à l’intérieur de nos cellules. Étant donné que nous sommes tous·tes constitué·es de milliards de cellules, autant dire que nous détenons, à l’intérieur même de notre corps, un potentiel de joie grandiose ! Avec le temps qui passe et nos multiples occupations, nous avons pu nous détourner, voire nous couper de notre écoute intérieure. Et si nous tendions l’oreille vers notre intériorité afin d’écouter ces cellules, et de permettre à la joie de vibrer, de pétiller à l’intérieur de nous-même (Nous m’aime) ?

Le mental et le corps

Nous sommes tous·tes très occupés·es par notre travail, notre famille, nos loisirs, nos responsabilités… Et bien souvent, dans notre société, nous laissons la part belle à notre mental pour gérer tout ça. Nous réfléchissons, étudions, considérons, paramétrons, évaluons, comparons, hésitons… Autant dire que notre mental frôle souvent l’hyperactivité, et qu’il est, la plupart du temps, sous l’influence de notre environnement extérieur. Souvent dans la prospective, il se projette dans l’avenir, ou alors, au contraire, il réactive des événements du passé. Une chose est […]

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