© Guillemette Lepelletier

La respiration est un processus physiologique vital réflexe qui a cette spécificité de pouvoir être contrôlé. À son rôle nutritif en oxygène et d'élimination des toxines, s'ajoutent nombre d'effets positifs scientifiquement étudiés comme ses impacts sur la gestion du stress et de l'anxiété, la diminution de la douleur, la vitalité, la libération des blocages émotionnels, l'assurance, la concentration... Considéré comme un outil thérapeutique toujours à notre disposition, sous quelle forme le proposer à nos enfants, qu'ils aillent sur les bancs de l'école ou non, pour les aider au quotidien ?

La respiration est utilisée dans de nombreux domaines : des yogis aux athlètes1, de l'accouchement aux préparations d'examens, des pratiques de développement personnel (méditation, cohérence cardiaque) aux techniques de guérison (rebirthing2)... Donnée à chacun de nous dès notre naissance, nous avons peu conscience que ce cadeau de la nature peut favoriser notre bien-être. Composée de trois éléments : inspiration (inhalation), expiration et rétention (pause), « la respiration est l'interface entre le corps et le mental3 ». « Des études ont démontré que, quand nous modifions notre profil respiratoire, nous changeons les informations qui parviennent au cerveau depuis le système respiratoire4 ». Quelles sont ces informations ? Ce sont celles qui « traitent et régulent nos émotions, nos perceptions, jugements, pensées et comportements » alors... changer de rythme de respiration peut influencer notre cerveau...

Conscience de la respiration et respiration consciente

Avoir conscience de notre respiration est un processus passif : observer. La respiration consciente est en revanche un processus actif : il s'agit d'en prendre le contrôle à certains moments clés. Commençons par constater ce qu'il se passe dans le corps lors d'un moment que nous qualifions de difficile, de stressant. Le corps réagit instinctivement : les dents se serrent, les épaules se lèvent, la respiration est courte et rapide. Si, à ce moment-là, nous décidons de nous focaliser sur notre respiration, notre attention est détournée de la situation, la respiration s'amplifie, les dents se desserrent, les épaules se relaxent. L'intensité de la réponse émotionnelle diminue elle aussi. Alterner ces deux types de respiration est la base du travail sur le souffle quel qu'en soit l'objectif (guérison, développement personnel, transformation spirituelle, mentale ou émotionnelle...). Que nos enfants sachent que « Toutes les fois où vous pensez atteindre une limite, vous devez prendre conscience de votre respiration et respirer consciemment. C'est quasiment comme jouer un tour à votre esprit : quand vous vous concentrez sur votre respiration, vous n'êtes pas concentré sur ce qui limiterait ou contrôlerait vos pensées.5». Il en est de même lors d'un effort physique intense pendant lequel la réponse automatique est de bloquer la respiration alors qu'il faut faire le contraire pour décupler notre […]

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