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« J’ai faim Maman, on mange quoi ? ». Cette sempiternelle question résonne peut-être dans votre foyer également. Manger est une nécessité fixée par la nature, un besoin biologiquement déterminé qui revient de manière cyclique. Se mettre à table signifie bien autre chose que se nourrir. Il s’agit de partager un moment en famille et pour peu que le repas soit beau et bon, l’ambiance à table n’en sera que meilleure. Alors autant lier l’utile à l’agréable et organiser cette répétitive cyclicité en préparant les repas en famille. Proposer aux enfants de participer à l’élaboration des plats, d’expérimenter leurs gestes de jeunes toqués, de ressentir les textures des aliments, de laisser libre cours à leur créativité pour présenter des plats colorés et rigolos et d’écouter les trucs et astuces de leurs parents seront de formidables occasions pour susciter une curiosité culinaire et pour les éduquer aux saveurs. C’est en cuisinant qu’on devient cuisinier ! Cuisiner en famille est un moment propice pour apprendre aux enfants à découvrir et à cultiver leurs goûts : différencier les saveurs entre l’amer et le doux ou entre le sucré et le salé mais aussi apprécier l’amertume d’un aliment par exemple et donc se forger des goûts culinaires. En ce sens, partager ses ressentis à propos des aliments permet à l’enfant de se créer un répertoire de couleurs, de saveurs différentes et d’impressions multiples. C’est aussi l’occasion de partager un temps particulier avec son parent. Quelle sera alors la fierté de l’enfant de poser sur la table du dîner la quiche aux légumes de saison qu’il a préparée avec Papa !

Cuisiner rend heureux

Tablier noué, recette choisie, matériel de cuisine préparé, ingrédients sortis des placards, Maman ou Papa disponible en cuisine, voilà de quoi rendre un duo simplement heureux d’être ensemble pour cuisiner, pour préparer un plat, un dessert ou tout un repas. C’est ce que révèle une étude1 des chercheurs de l'université d'Otago, en Nouvelle-Zélande, publiée dans la revue The Journal of Positive Psychology : cuisiner est bon pour le moral et contribue au bien-être grâce à la créativité que cette activité permet (au même titre que la lecture, le dessin, le jardinage ou le tricot d’ailleurs). « Adopter un comportement créatif augmente le bien-être le lendemain, et ce bien-être accru est susceptible de faciliter l’activité créatrice pendant cette journée », explique Tamlin Connor, auteure de l’étude. En effet, outre le plaisir (et quel plaisir !) de passer des moments privilégiés avec son parent, l’enfant qui cuisine découvre que ses gestes, aussi multiples qu’ils soient, vont peu à peu donner naissance à un gâteau zébré, à un mandala de légumes crus, à un ourson-blini ou découvrir comment le blanc liquide des œufs peut devenir des blancs en neige dont la texture est radicalement différente, comme par magie. Il va expérimenter avec son parent la palette de plaisirs liés au goût de la bonne chère conjugué à celui du […]

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