© Sophie Elusse
La neuroatypie qualifie un fonctionnement neurologique ou psychologique qui s’éloigne de la norme. Oui, mais quelle norme ? La norme du plus grand nombre, comme pour les différents tests psychométriques, de langage... et leur magnifique courbe de Gauss ? La norme de l’Éducation nationale qui, pour chaque classe d’âge, définit des acquis ? La norme sociale qui fait pression sur les individus pour qu’ils rentrent dans le « moule » ? Et si, en s’extrayant des diktats des « normes », on parvenait à aider nos enfants à se développer à leur rythme, avec bienveillance et surtout, confiants de leur propre potentiel ? J ’évoquerai ici essentiellement le cas des enfants présentant des troubles des apprentissages (dys, TDA/H ou HPI) et les difficultés rencontrées au quotidien. Nous verrons comment celles-ci peuvent être largement atténuées lorsque l’on s’affranchit des « normes » dictées par la société, et en particulier à l’école.

Les difficultés rencontrées au quotidien

Les difficultés rencontrées au quotidien sont variées et dépendantes du « type de trouble neurologique ou fonctionnel » (dys, TDA/H ou HPI). Néanmoins, certaines constantes apparaissent.
  • Autonomie : L’autonomie ne s’acquiert pas du jour au lendemain ! Or, on demande aux enfants d’être autonomes de plus en plus tôt : être propre à 3 ans (pour entrer à l’école maternelle), savoir lire à 6 ans (car l’enseignement a lieu principalement par écrit), savoir s’organiser (pour se gérer seul au collège)...
  • Variabilité du temps d’apprentissage : Certains enfants ont besoin d’un temps plus long pour intégrer les notions de base (lecture, calcul, écriture...). Au contraire, certains ont un développement plus rapide, et il convient alors de les « nourrir » pour éviter l’ennui.
  • Besoin de mouvement : Bouger est un besoin physiologique pour l’Homme (à tout âge). Mais parfois, il est nécessaire de rester assis pendant un long moment, comme à l’école. Il est alors très difficile pour certains enfants de rester immobiles aussi longtemps. Ainsi, pour parvenir à se concentrer, il leur faut même être en mouvement, occuper les mains et les pieds pendant que la tête réfléchit !
  • Vivre ensemble : Être et se sentir différent ne facilite pas l’intégration sociale. Pas facile lorsque l’on pense différemment, que l’on est maladroit ou encore impulsif, de faire partie d’un groupe.

La « norme » édictée par l’école... et la société

L’école instaure un certain nombre de règles, de normes auxquelles les enfants doivent se soumettre. Lorsque ces normes ne peuvent pas être respectées, le système considère que les enfants présentent des difficultés comportementales, un trouble des apprentissages, voire qu’il n’est pas adapté au système car il pense et agit différemment de ce qu’on attend de lui. Par exemple, les programmes scolaires prévoient que pour une tranche d’âge donnée, les enfants doivent tous acquérir les mêmes savoirs et […]

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