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Dans un sondage réalisé en 20121, 91 % des Français déclarent que dans un couple, la contraception est autant l’affaire de la femme que de l’homme. 61 % des hommes déclarent qu’ils seraient prêts à prendre une pilule contraceptive. En 2016, dans un mémoire de fin d’études, une sage-femme s’est interrogée sur l’implication des conjoints dans la contraception. Elle constate que la question est encore majoritairement une affaire de femmes, les hommes ne prenant que rarement part à la décision et à l’action (accompagnement de sa compagne dans sa contraception ou contraception masculine). Cependant, ces derniers tendent à prendre une place plus importante dans la réflexion et le choix de la contraception (comme l’indiquent les résultats de l’enquête citée précédemment). Si la contraception devient une affaire de couple, elle n’en reste pas moins un sujet encore tabou et considéré comme de la responsabilité des femmes. Pourtant, des méthodes de contraception masculine existent aussi, bien qu’encore méconnues et pas toujours très accessibles.

La contraception masculine

Aujourd’hui, quatre possibilités s’offrent aux hommes : la méthode thermique, la méthode hormonale, le préservatif et la vasectomie. Un article est consacré à cette question dans le dossier2. La vasectomie est plutôt une méthode de stérilisation que de contraception car elle serait difficilement réversible. Dans un récent podcast, Cédric, rédacteur du blog Papatriarcat, aborde justement la question3 avec deux hommes dont Erwan, représentant l’association GARCON (Groupe d´Action et de Recherche pour la CONtraception)4. On y découvre un univers d’hommes engagés, prêts à s’impliquer fortement dans la contraception et pour qui la communication dans le couple sur le sujet semble acquise. Si cela vous intéresse, je vous invite à réécouter cette interview en lien ci-dessous et à visiter le site de l’association GARCON.

Les risques liés à l’absence ou au dysfonctionnement de la contraception

Quelle que soit l’implication de l’homme dans la contraception, les conséquences d’une grossesse inattendue reposent essentiellement sur la femme. Tout d’abord, elles peuvent être physiologiques avec les maux de début de grossesse qui pourront être les premiers signes évocateurs. Il y aura ensuite un examen pour confirmer et dater la grossesse. Ensuite, potentiellement, elle vivra la gestion de l’agenda express, les examens et éventuellement la ou les interventions liées à une interruption de la grossesse si c’est la décision retenue. De plus, la charge psychologique liée à tout cela, si elle peut être partagée par le compagnon, est souvent importante et peut parfois être très mal vécue. Aussi, lorsqu’une femme affirme son souhait de changer de contraception, quelle garantie a-t-elle de l’implication de son compagnon face au risque de grossesse ? Peut-on simplement se faire confiance ? Et si on n’était pas d’accord ? On comprend donc que la contraception reste, a minima, une affaire de femmes. La célèbre illustratrice Emma, connue notamment pour sa BD sur la charge […]

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