© Famille Despontin
Et tout à coup, le déséquilibre tend vers l’équilibre ou inversement... Vous vous trouvez en Belgique, dans la province de Namur, à l’entrée d’un petit village de deux cents habitants. Parmi ces habitants vit une famille. Un papa indépendant, une maman enceinte de cinq mois (moi), une grande fille de 10 ans instruite en famille, un grand garçon de 7 ans instruit en famille et un petit garçon de 3 ans dont les principales activités sont de jouer et de téter. Cette famille, ma famille, a un rythme de vie qui s’est installé au fil des années. Le maternage proximal et l’instruction en famille sont la trame de fond quotidienne de cet équilibre familial. Nous sommes au début de l’année 2020, au mois de février. Des microbes saisonniers vont tour à tour nous obliger à garder le lit, et ce, pendant un long mois. Mon corps, qui a pour mission dans cette période sacrée d’abriter un Être en devenir, est épuisé.

Acte 1 : Premier confinement

Nous sommes à peine sortis de cette période microbienne que notre pays est confiné. Confiné ? Quel drôle de mot et, surtout, quelle réalité inconnue. Mon premier ressenti est combiné entre la peur de l’inconnu, la « non-maîtrise » de ce qui nous est annoncé et le soulagement d’avoir mon mari à mes côtés pendant trois semaines. Mon ventre est parfois dur dès le matin, et mon niveau de fatigue est assez élevé. Je vais donc profiter de sa présence pour faire ce que je ne fais jamais : m’allonger. Pendant les deux premières semaines, je sens que cette pause me fait énormément de bien. Je passe une belle partie de la journée à permettre à mon corps de se reposer, lui qui a tant donné durant le mois passé. J’essaye de calmer mes angoisses quant aux informations relatives au virus qui circulent de part et d’autre. Je décide de ne plus trop écouter la radio et de me nourrir de pensées réconfortantes. Plusieurs mots, tels des mantras, m’accompagnent tout au long de la journée et avant de m’endormir... J’en ai besoin dans ce climat particulier : Amour - Lumière - Santé - Joie - Bonheur - Confiance. Les jours passent ainsi... Dans cette énergie particulière. Je sens au fond de moi que cette pause m’est salutaire pour poursuivre ma grossesse : les douleurs au ventre s’atténuent et mon niveau d’énergie remonte. Ce rythme me convient si bien que j’en viens à redouter la reprise du travail de mon mari. Ces trois semaines vont se transformer en huit semaines. Nous avons de la chance, le temps est magnifique. Le confinement nous oblige à rester chez nous. Je ressens de la gratitude d’avoir un jardin et de vivre dans cette région où les forêts et les champs nous permettent de faire des balades quotidiennes tous ensemble. D’une période qui a commencé dans la fatigue et le […]

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