L'eau fait partie des quatres éléments participant au système d'équilibre du vivant aux côtés de la terre, de l'air et du feu. Elle est aussi un élément à part entière parmi les cinq sur lesquels s'appuie la médecine traditionnelle chinoise. Composant notre corps humain à plus de soixante pour cent, l'eau est un médicament au sens où elle peut « restaurer, corriger, modifier des fonctions organiques » selon la définition du Larousse. Au-delà de sa valeur nettoyante et hydratante, nous allons revenir ici sur ses vertues curatives souvent oubliées bien qu'universelles, fiables et indolores.

En usage interne, nous buvons de l'eau sans y penser, c'est une nécessité vitale que nous n'interrogeons pas. Boire pour faire baisser ou augmenter la température du corps, boire pour effectuer un nettoyage interne via les urines : ce sont presque des réflexes. En usage externe, des traces d'utilisation de l'eau comme système de soin se retrouvent déjà chez les Grecs (eaux thermales) puis les Romains (vapeur, bains chauds et froids, massage). Inscrite comme une technique de soin à part entière en naturopathie, l'hydrothérapie s'est particulièrement développée avec les travaux de l'Abbé Kniepp au 19e siècle (balnéothérapie), les études du Docteur W. Winternitz (sur les relations entre l'eau et les nerfs), du Docteur S. Baruch aux États-Unis et du docteur Louis Kuhne (à l'origine des bains dérivatifs). Par définition, « l'hydrothérapie est un système de guérison naturelle. Elle s'appuie sur les besoins en eau de l'organisme et sur ses réactions physiologiques à l'eau pour prévenir, traiter et résoudre une vaste gamme de problèmes de santé et de maladies.1 »

L'hydrothérapie : comment ça marche ?

À ce jour, aucune substance active n'est identifiée dans l'eau courante. « L'eau ne guérit pas ! Ce sont les réponses qu'elle obtient de l'organisme qui stimulent la force vitale et provoquent certaines guérisons2 » puisqu'aucune réaction biochimique ne peut se faire sans l'eau dans notre corps humain. Les effets physiologiques curatifs de l'eau sont fonction de l'intensité du déséquilibre thermique induit. Sont donc à considérer la température (chaude, froide), la pression (puissance, surface d'application, frictions), l'état (solide – glaçons –, liquide – douche, bain –, gazeux – vapeur) et la durée d'application. La perception du chaud et du froid dépend bien entendu de chaque individu. L'hydrothérapie fait appel à trois fonctions de la peau : vasculaire, musculaire et éliminatrice. Ses effets sont multiples, pour des affections aiguës (diarrhée, fièvre, migraine...), des problèmes chroniques ou en prévention. Elle peut activer ou calmer le système nerveux, éliminer les corps étrangers, stimuler un organe, réduire la douleur (anti-inflammatoire), commander et réguler la température, régulariser la circulation sanguine... Toute stimulation entraîne une action cellulaire et une réponse vasculaire. Il s'agira de vasodilatation en réponse à l'eau chaude (dilatation des vaisseaux) ou de vasoconstriction en réponse à l'eau froide (provoque un afflux sanguin vers la zone […]

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