© Guillemette Lepelletier
© Guillemette Lepelletier

L’ail est connu depuis la Haute Antiquité tant pour son intérêt gustatif que thérapeutique. Louis Pasteur mit ses effets antibactériens en exergue en 18581. Classé comme condiment, de la famille des alliacés (comme l’oignon), il est présent dans les assiettes de nombreux peuples et donne lieu à des études scientifiques abondantes sur ses effets bénéfiques. Non dénué de contre-indications cependant, l’ail est à utiliser en toute connaissance de cause.

La médecine traditionnelle chinoise présente l’ail comme un aliment de choix. La partie la plus utilisée au niveau médicinal est le bulbe. Celui à la peau rose à violacée est à préférer aux autres variétés quand il s’agit d’en exploiter ses vertus thérapeutiques. De nature tiède, de saveur piquante et facile à cultiver, l’ail est employé pour différentes fonctions et indications.

Indications

L’allicine, composant principal de l’ail, lui confère des propriétés antibactériennes et antifongiques. L’efficacité thérapeutique de l’ail est très étendue. On y relève les caractéristiques suivantes : anti-infectieux, antiviral, antibactérien, antifongique, antioxydant, vermifuge (sauf pour le ténia – le ver solitaire)... et des actions sur l’hypertension artérielle et la protection cardio-vasculaire.

Précautions d’emploi

En cas de fragilité de l’intestin, de traitement lié au sang (anticoagulant, antiplaquettaire...) ou de sortie de chirurgie, l’ail en grande quantité est à éviter. Le docteur Jean Valnet le déconseille aussi en traitement de la toux sèche et pendant l’allaitement où, selon lui, il « altère le lait et donne des coliques au nourrisson2 ». La médecine traditionnelle chinoise confirme la modification du goût du lait maternel et émet des contre-indications dans les situations de fièvres élevées et de grande soif puisqu’il est de nature chauffante. L’association ail et miel déclenche des troubles digestifs ; ils sont donc considérés comme incompatibles.

Exemples d’utilisations concrètes3

Il est préférable de le consommer le plus cru possible, découpé et associé immédiatement à de l’huile végétale (de première pression à froid, d’origine biologique) pour que ses molécules, solubles dans l’huile, conservent un maximum de leurs vertus et soient mieux absorbées. La cuisson détruit les composés soufrés de l’allicine. En l’ajoutant en fin de cuisson à vos plats, ses propriétés médicinales seront préservées. C’est en prévention que l’ail est le plus utile sous la forme d’une gousse d’ail cru par jour (environ trois grammes) pour un adulte, puisqu’il renforce les défenses immunitaires de l’organisme. À noter son utilité lors de voyages dans des pays chauds et humides susceptibles de mettre à mal le système digestif. En Chine, l’ail est « consommé abondamment en cas de troubles pulmonaires comme la bronchite, l’asthme, la coqueluche, le rhume des foins, etc.4». En externe, l’ail est efficace pour soulager une piqûre d’insecte ou faire disparaître verrue et mycose de pieds. Une fois coupé en deux ou […]

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