© Nadège Simon
Cela va faire dix ans que ma sonnette arbore son étiquette « Joyeuse famille Dondini ». Décolorée par le soleil, elle me rappelle chaque jour l’importance que je donne à ces quelques lettres. Joie, joyeux, joyeuseté… Il y a dans ces mots une mélodie particulière : celle des événements qui nous réchauffent le cœur et l’âme, qui font pétiller notre regard et danser le rythme de notre voix. Être joyeux n’est pas qu’un heureux hasard, un concours de circonstances. Être joyeux, c’est à mon sens, prendre la vie dans toute son essence et surtout « comme elle vient ». Il y a des moments difficiles, des instants lourds à porter et pour autant, se laisser transporter par un éclat de rire, offrir quelques minutes de disponibilité et ressentir toute l’intensité d’un bisou sur ma joue, voilà, ce qu’est, pour moi, la joie. Nous sommes, selon l’heure, le jour de la semaine ou la période de l’année, soumis à des stress, des inquiétudes, des doutes, des coups de rush ou des moments d’attente… Être présent, pleinement dans l’instant qui est, c’est ouvrir la possibilité de la joie. Ce sentiment de plénitude est un présent. Prendre « ce qui vient », c’est apercevoir entre ces mots (qui sonnent comme une fatalité) une véritable opportunité d’être surpris, transporté par la vie. La joie n’est pas prévisible, n’est pas planifiable, c’est une émotion ; et elle ne pourra surgir en nous… que si on lui laisse la place de s’installer ! Finalement, le chemin est là, ou disons plutôt le cheminement… car tout cela n’est pas qu’évidence. Alors comment faire dans nos quotidiens parfois surchargés, nos rythmes effrénés, nos vies bousculées, pour accueillir la joie ? Et comment être joyeux « en famille » ? À chacun ses réponses, à chaque famille ses habitudes. Une chose est sûre, chez nous, la joie s’invite toujours lorsque nous sommes disponibles. Disponibles à la relation, c’est-à-dire ouverts et connectés à ce qu’il se passe. J’ai vraiment la sensation que cette émotion, ce plaisir que l’on appelle « JOIE » est la résonance d’un état d’esprit et du vécu d’une situation. Alors oui, il faut repenser le quotidien : poser son téléphone, prendre ses repas tous ensemble, se raconter nos journées, nos envies, se féliciter… Et faire des activités qui nous plaisent et les partager : cuisiner, jouer aux cartes, marcher en forêt, jardiner, raconter des histoires, animer des marionnettes, danser au milieu de son salon, peindre avec les doigts… Il n’y a pas de marche à suivre, juste un mouvement : se pencher sur notre petit « nous » intérieur et se connecter à ce qu’il aimerait faire « lui ». C’est aussi sortir de sa zone de confort, ou de sa zone de maîtrise : oser de nouvelles activités, laisser nos enfants choisir l’artiste que l’on écoutera, entrer dans des univers qui ne sont pas forcément ceux qui nous paraissent être les […]

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