© Adèle Tabouelle
Devenir grand-parent n’est pas un passage de la vie qui se fait en un tour de main. Tout comme lorsqu’on devient parent, on tâtonne, on essaye, on cherche comment incarner son nouveau rôle et être à l’aise dans ses nouvelles chaussures. D’autant qu’avec ces nouvelles chaussures, il ne faut pas marcher sur les pieds des nouveaux parents ! Il s’agit donc de trouver sa place, pour ne pas débarquer avec ses gros sabots et imposer son point de vue sur l’éducation du bébé à peine sortie du giron de sa mère, prendre le bébé des bras de ses parents sans même demander et débarquer sans arrêt pour voir « son petit prince ». Si l’enthousiasme est bien compréhensible, mesurer la nécessité de respecter l’espace des jeunes parents est important.

Devenir grand-parent, ça change quoi ?

Quel que soit l’âge que l’on a à ce moment de sa vie, quand on devient grand-parent, on change de statut. Déjà, notre enfant, qui certes était devenu adulte, perd vraiment son statut d’enfant. Il est maintenant un adulte qui élève son enfant. Le nouveau grand-parent doit donc faire face à ce premier changement de paradigme. « J’avoue que ça m’a fait bizarre, raconte Brigitte. Bien sûr ma fille était une adulte, elle faisait sa vie, elle était indépendante. Mais elle restait un peu ma petite fille, je lui donnais beaucoup de conseils, sur les décisions à prendre dans sa vie, pour son boulot, pour son appartement… Quand elle m’a annoncé sa grossesse, j’ai eu comme un choc. J’ai compris que ma petite fille était vraiment partie. Et c’est vrai que dans ma façon d’être avec elle, ça se ressent, maintenant je suis plus discrète, je donne moins de conseils, en tout cas je ne les impose pas ! Et je sais que quand elle a vraiment besoin de mon avis, elle me le demande. » Bien sûr, devenir grand-parent peut aussi changer l’image que l’on a de soi-même. Certains ont peur de vieillir d’un coup. « Quand ma fille a annoncé sa grossesse, témoigne Marc, mes enfants ont plaisanté sur le fait que j’allais devenir grand-père, et j’ai eu une drôle de réaction. J’ai répondu que je serais grand-père légalement, c’est tout. Ils ont été choqués ! Évidemment c’était très maladroit de ma part, surtout que j’étais très heureux d’être grand-père. Ce que je voulais dire, c’est que je ne serais pas un “papy gâteau”, clairement je ne voulais pas avoir cette image-là ! »

Super Mamie et super Papi

Avec tous les ouvrages et les articles qui fleurissent sur la grand-parentalité, la pression monte pour les grands-parents qui, à l’instar des jeunes parents d’aujourd’hui qui cherchent un nouveau modèle de parentalité, peuvent avoir l’impression de ne pas correspondre aux attentes de la société vis-à-vis des nouveaux grands-parents. Il s’agit alors de prendre ce qu’il y a de mieux et d’écarter le pire dans ce que l’on peut […]

La suite de cet article est réservée aux abonné·e·s

Choisir une formule
d'abonnement
Je suis déjà
abonné·e

LAISSER UN COMMENTAIRE

Saisissez votre commentaire svp !
Saisir votre nom ici svp

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.