© Corinne Rocher
Lorsqu’on fait en sorte de maintenir au quotidien un cadre cohérent et stable pour nos enfants, on peut s’agacer, s’indigner voire se mettre en colère quand nos parents ou beaux-parents accèdent au moindre désir de notre progéniture. Si cela est compréhensible, peut-être vaut-il le coup d’aller voir un peu plus loin ce qui se cache sous notre réaction. Les grands-parents n’ont pas du tout le même positionnement avec leurs petits-enfants que celui qu’ils avaient avec nous, c’est évident. N’étant plus dans un rôle d’éducateurs, ils choisissent souvent de privilégier une relation plus légère, qui se concentre sur le plaisir d’être ensemble. Et il arrive que parce qu’ils veulent simplement profiter, et que leur petit-enfant fasse de même, ils disent « oui » à chacune de ses demandes, parce qu’ils veulent lui faire plaisir, et peut-être aussi parce qu’ils veulent éviter un conflit avec lui, qui gâcherait ce moment passé ensemble.

Plaisir et lâcher-prise

Alors bien sûr, quand on fait en sorte que notre enfant mange sainement chaque jour et qu’on le voit se remplir le ventre de « cochonneries industrielles », il est compréhensible que l’on soit fâché de voir que le grand-parent « sape » nos efforts. Cependant, nous pouvons comprendre la volonté de faire plaisir. Nous pouvons choisir de lâcher prise : ce n’est pas comme ça tous les jours, une petite exception ne fait pas de mal. Nous pouvons tenir à nos principes, mais chercher une solution qui convienne à tout le monde : par exemple, dans le cas où le grand-parent souhaite offrir un goûter gourmand à son petit-enfant, proposer que les biscuits soient achetés en magasin bio plutôt qu’en supermarché, ou, encore mieux, faits maison… Ou nous pouvons choisir la discussion dans le calme : « Je comprends que tu veuilles lui faire plaisir avec ces gâteaux, mais ça va vraiment à l’encontre de notre hygiène de vie et de nos principes. Je t’explique pourquoi et peut-être que tu seras finalement d’accord avec nous. » Et peut-être qu’effectivement, votre parent ou beau-parent approuvera ! Mais peut-être pas.

Conflit

Parfois c’est l’incompréhension qui gagne. Généralement, quand aucun parti ne veut lâcher prise, c’est que les désaccords sont nombreux. Quand les choses se passent globalement bien, que les grands-parents respectent les choix des parents et que les relations sont sereines et apaisées, un petit désaccord ne fait pas tout basculer et on est plus enclin à lâcher prise et à accepter de petites « exceptions ». En revanche, quand tout fait conflit, c’est beaucoup plus compliqué. Dans ce cas, c’est toute la relation qu’il faudrait interroger et pas seulement le fait que le grand-parent accepte des choses qu’il devrait refuser à l’enfant. Pourquoi accepte-t-il ? Par désir d’aller à l’encontre des principes des parents, parce qu’il ne les approuve pas ? Par souci d’envoyer un message au parent (« tes règles ne s’appliquent pas avec moi ») ? Parce qu’il veut montrer à l’enfant que ça peut se passer […]

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