Crédit Victorine Meyers

Les différentes études que l'on peut lire sur le lien social et la vie hyper-connectée que beaucoup d'entre nous ont aujourd'hui ont du mal à tomber d'accord. Certaines alertent sur la perte d'un véritable lien social, partant du principe que le lien numérique apporte moins que le lien IRL (in real life1). D'autres sont moins pessimistes et mettent en avant la création de liens autres via Internet et les réseaux sociaux, avançant que l'on ne communique pas moins bien mais autrement2. Sans chercher à apporter une réponse au débat, voici quelques pistes de réflexion sur la vie connectée et le lien social.

Quand on aborde la question d'Internet et des réseaux sociaux, des smartphones et des écrans en général, le problème soulevé le plus important est la dépendance qu'ils créent. Qui est inscrit sur Facebook ou Twitter connaît cette tendance à se connecter « juste pour voir ce qui a été posté », se disant que c'est pour cinq minutes mais se retrouvant à faire défiler les informations encore une demi-heure plus tard.

Qu'il s'agisse des réseaux sociaux ou du téléphone portable, on a souvent tendance à les consulter trop souvent. Cela peut nous faire perdre un temps considérable dans notre journée, et même interférer avec nos relations « physiques » (IRL). Il est par exemple très désagréable de s'adresser à quelqu'un qui a sans cesse les yeux rivés sur son smartphone, qui surfe sur Internet alors qu'on est en pleine conversation et qui répond immédiatement à chaque texto reçu. Et contrairement à ce que certains pourraient penser, ce n'est pas une attitude réservée aux ados ! On peut trouver des cinquantenaires tout aussi accros à leur smartphone et aux notifications Facebook3 que d'ados de 15 ans. Certains ressentent même le besoin de se couper momentanément ou définitivement des réseaux sociaux afin de se reconnecter avec leur vie.

La vie numérique n'est pas seulement chronophage mais aussi envahissante, car nous recevons un flux d'informations important. Informations aux sources diverses et incertaines, à la véracité parfois douteuse, sans compter les avis et opinions lancés par chacun pour commenter l'actualité sur les réseaux ou dans les commentaires des sites d'information. Tout comme la télévision et ses publicités, cette foule d'informations envahit l'esprit. Ingurgiter des informations et des actualités sur un mur Facebook ou Twitter est en effet très différent de feuilleter un journal ou de lire sa version en ligne. Consulter un journal est un acte volontaire, on épluche les titres et on choisit quel article on va lire. Suivre un fil Facebook est plus hasardeux. Entre le partage d'un article sur les derniers attentats et une ode à la déconsommation, on trouve la recette de la mousse au chocolat d'une copine et le statut exaspéré d'un contact coincé dans les […]

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