© Nolwenn Rio
Savez-vous qu’il existe une « école des grands-parents » ?1 Est-ce à dire qu’il faut apprendre à être grand-parent ? Que ce n’est pas inné ? Qu’il y a des choses à savoir sur les gestes à faire et à ne pas faire, sur les mots à dire et à ne pas dire ? Peut-être bien que oui. Il y a une dizaine d’années, j’ai publié un petit livre sur la grand-parentalité2 dont le dernier chapitre s’intitulait « À ne pas faire ». J’ai mis ce « petit vade-­mecum à l’usage des grands-parents » en ligne sur mon site, et depuis, c’est toujours la page la plus visitée3. Je ne sais pas si ce sont en majorité des grands-parents ou des parents qui viennent le lire, mais pour moi, c’est bien le signe qu’il y a à dire sur les relations entre grands-parents et (nouveaux) parents. C’est ce petit vade-mecum que je vais donc reprendre ici en partie.

Ne pas chercher à plaquer son expérience de la maternité

Bien sûr, il est normal que la venue d’un petit-­enfant, surtout le premier, fasse remonter chez les futurs nouveaux grands-parents plein de souvenirs, heureux ou moins heureux, de leurs propres maternités et paternités. Mais essayer de les plaquer sur ce que vivent leurs enfants devenant parents ne peut être que délétère. Dire par exemple : « Je n’ai pas pu allaiter, toi non plus tu ne pourras pas ; dans notre famille, les femmes n’ont pas de lait. » Ou : « Je ne comprends pas que tu veuilles accoucher sans péridurale ; moi, j’ai souffert le martyre, j’aurais bien aimé l’avoir ! » Ou encore : « Avec toi et tes frères, on n’a jamais eu de problème avec le sommeil : on vous posait dans votre berceau et c’était parti pour la nuit. »

Ne pas vouloir à tout prix pouponner le bébé

Les premiers temps après la naissance, l’aide dont ont besoin les nouveaux parents, ce n’est pas qu’on prenne en charge le bébé, mais qu’on assure l’intendance (courses, ménage…) et qu’on s’occupe des aînés, pour leur permettre de se consacrer au bébé. Bien sûr, il est moins gratifiant de passer la serpillière que de faire des guili-guili au nouveau-né, mais il faut vraiment résister à la tentation de prendre le bébé des bras de ses parents… Cela dit, si ceux-ci le demandent parce que, à un moment donné, ils ont vraiment besoin d’un relais, il faut aussi savoir prendre le bébé en charge et offrir des « bras supplémentaires »4.

Ne pas imposer sa présence

Autant les nouveaux parents peuvent avoir envie d’une aide, autant ils peuvent souffrir si cette aide (encore plus si elle n’a pas été sollicitée !) se transforme en une occupation permanente de leur territoire. Quand la mamie vient systématiquement tous les après-midis, on préfèrerait parfois qu’elle n’habite pas à trois maisons de là…

Ne pas faire de comparaisons entre ses enfants ni entre ses petits-enfants

Même si certains pensent que la rivalité entre frères et sœurs n’est pas une […]

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