© Mireille Barbier
À la naissance de ma deuxième fille, nous avons choisi de profiter du congé parental pour changer d’air et vivre quelque temps au Québec. Ma grande avait alors 3 ans, et mon bébé 6 mois. Sur place, nous avons été surpris et enchantés par la place réservée aux enfants, avec des salles d’allaitement dans les musées, des tables à langer dans les restaurants et les bibliothèques, ou encore des activités gratuites et de qualité dans les centres sociaux accueillant les enfants qui ne vont pas encore à l’école.
 

Désireuse d’en savoir plus sur la façon dont on grandit au Québec, je me suis tournée vers Guy et Maïa, un couple que nous avions rencontré là-bas, parents de deux enfants de 7 et 4 ans. Je les remercie pour leur précieuse contribution.

La naissance

Les naissances s’effectuent pour la grande majorité à la maternité, après un parcours de suivi classique. La province propose par ailleurs quelques maisons de naissance. Il est aussi possible d’accoucher à la maison, même si cette pratique reste marginale. Le recours à la péridurale concerne 75 % des naissances, soit autant qu’en France.

L’allaitement est encouragé, même si les conseils pour la mise en confiance sont inégaux suivant l’interlocuteur. L’allaitement est majoritairement pratiqué jusqu’aux 6 mois du bébé, soit l’équivalent de la durée du congé maternité établie à dix-huit semaines. Le congé parental s’étend quant à lui sur trente-deux semaines, avec une indemnisation intéressante (70 %, puis 50 % du revenu hebdomadaire moyen) qui incite les mères à s’arrêter une année. Il est par contre attendu qu’elles reprennent leur activité professionnelle par la suite. Le congé paternité a une durée de cinq semaines. Si elle le souhaite, la maman peut céder une partie de son congé parental au père.

Une jeune maman peut être mise en relation avec une marraine d’allaitement, généralement en ligne via les services de messagerie modernes. Cette marraine a suivi trente heures de formation et le service est gratuit. Si un cas ne peut être résolu, la marraine peut rediriger la personne concernée vers une clinique régionale d’allaitement. Maïa me précise toutefois que le système repose sur le bénévolat et reste sous-financé.

L’allaitement en public est socialement bien accepté, même si des salles d’allaitement sont proposées dans différents lieux. Et contrairement à ce que l’on a pu voir en France ces derniers temps, personne ne dérangera ni n’invectivera une femme qui allaite dans un square, un parc ou autre. L’allaitement devient plus rare après les 2 ans de l’enfant.

L’éducation

Concernant l’éducation, il existe comme en France un courant d’éducation positive visant à accompagner l’enfant de façon bienveillante, sans ou avec peu de cris, chantages ou punitions et à limiter au maximum les violences éducatives ordinaires (VEO). Ce courant se heurte cependant à un système traditionnel basé sur les récompenses et les […]

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