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Petit pays enclavé entre le Tibet au nord et l’Inde au sud, le Népal s’étire tout en longueur au sein des plus hautes montagnes du monde. Niché dans l’Himalaya, c’est un pays multiculturel majoritairement hindouiste, bien qu’il y ait une forte tradition bouddhiste. On parle environ cinquante langues et dialectes différents au Népal, dont la langue officielle est le nepali. Pays en transition et en reconstruction suite au terrible séisme de 2015, le Népal oscille entre un désir de modernité et une forte tradition.

Tout ce qui accompagne la grossesse et l’enfance est encore très ancré dans la tradition. Traditionnellement, quand une femme est enceinte, elle reste chez elle et ne sort qu’en fin de journée en couvrant son ventre d’une écharpe, par-dessus ses vêtements. Elle protège ainsi son futur enfant du mauvais œil. Une autre explication est la volonté de cacher un ventre qui pourrait être honteux. Cela dit, la plupart des enfants se font dans le cadre du mariage. Être mère célibataire au Népal est très compliqué car les enfants ne peuvent être reconnus que par leur père biologique ou adoptif : un enfant sans père n’a donc aucune existence administrative.

Grossesse et accouchement : entre nature et modernité

La plupart des grossesses ne sont pas ou peu surveillées d’un point de vue médical, sauf dans les zones urbaines où il y a un suivi assez léger, bien que les médecins incitent à faire une échographie par mois, ce qui peut sembler excessif. La femme enceinte suit un régime spécial : au riz, aux lentilles et aux légumes habituels vont s’ajouter de la viande et du beurre clarifié, en doses plus ou moins importantes selon la richesse de la famille. Le modèle le plus courant étant la famille élargie, la femme est la plupart du temps prise en charge par les autres membres de la famille qui effectuent ses tâches pour la soulager. Dans les milieux ruraux, l’accouchement se fait le plus souvent à la maison, accompagné par les femmes de la famille. Dans les villes, pour les femmes qui accouchent à l’hôpital, la césarienne est le mode d’accouchement le plus répandu. Plus pratique, plus rapide, plus lucrative pour les médecins, la césarienne est souvent présentée aux femmes comme la meilleure solution. Cette façon de faire est également le fruit d’une société patriarcale, l’un des buts de l’opération étant de ne pas « endommager » le vagin de la femme. Pratique qui fait écho, dans nos contrées, au fameux « point du mari » pratiqué lors de certaines épisiotomies… Florence, qui vit au Népal, a ainsi dû changer d’hôpital pour accoucher naturellement car celui où elle était suivie ne lui proposait que l’option césarienne. Notons que beaucoup de femmes népalaises meurent d’infections à la suite de cette intervention.

Après la naissance

Dans la tradition hindoue, après la naissance, la mère et l’enfant ne se lavent pas pendant onze jours. La mère a le ventre bandé et est au repos […]

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