© Mireille Barbier
Nous sommes de plus en plus nombreux à recourir aux circuits courts, à recycler, à privilégier le vrac aux emballages en plastique, à fabriquer nos produits cosmétiques et ménagers et à promouvoir une économie circulaire et durable. S’il faut bien sûr s’en réjouir, force est de constater que, malgré tous ces efforts, nous évoluons toujours dans une culture du « tout jetable » dominée par les emballages en plastique et autres déchets accessoires pour nous, mais dramatiques pour la planète. Les papiers cadeaux ne font pas exception. Il existe pourtant dans ce domaine une alternative qui, bien qu’ancestrale, s’inscrit parfaitement dans l’ère du temps et dans la culture du zéro déchet : le furoshiki. En tant que parents, nous connaissons tous l’euphorie et l’impatience qui règnent un jour de fête. Les enfants viennent sonder les cadeaux, essayer de deviner ce qu’ils contiennent d’après leur forme ou en les secouant délicatement. Puis, vient le moment tant attendu du déballage. Tout est déchiré avant que l’appareil photo ne soit prêt, les cadeaux emportés et le papier délaissé avant de venir garnir rapidement nos poubelles. S’il existe des emballages plus durables, comme le papier kraft, les journaux ou le papier recyclé (dont la production nécessite moins d’eau et d’énergie), certains papiers pailletés ou métallisés contiennent une fine couche de plastique qui les rendent impossibles à recycler. Or, dans nos cultures occidentales où l’économie repose sur le pouvoir d’achat, les occasions ne manquent pas d’offrir des présents à nos proches : anniversaires, mariages, cérémonies, célébrations, promotions, départs à la retraite, Saint-Valentin et bien sûr Noël. Au total, pas moins de 20 000 tonnes de papiers cadeaux sont vendues en France chaque année. Ce chiffre, qui ne paraît pas effrayant de prime abord, prend tout son sens lorsqu’il est comparé à d’autres variables plus concrètes : cela correspond à 380 000 arbres1 ou à quelque 28 000 mètres cubes de papier2, soit autant que le béton qui compose la tour Agbar à Barcelone. Et pour reprendre l’unité créée par le GIEC3 afin de déterminer l’impact sur le réchauffement climatique, cela représente 11 000 tonnes équivalent CO2, soit autant d’allers-retours Paris-New York en avion4. Le furoshiki, cette pratique japonaise qui consiste à emballer des objets ou des cadeaux dans un tissu qui pourra être réutilisé à d’autres occasions, démontre qu’une autre voie est possible, à la fois originale, esthétique et durable. Le tissu présente de nombreux avantages par rapport au papier. Pour commencer, il est moins polluant à produire que le papier cadeau. Il offre pour certaines formes (rond, bouteille, flacon) une souplesse que le papier cadeau ne permet pas. Il donne également la possibilité de recommencer si le résultat obtenu est décevant, quitte à repasser sur les plis pour repartir d’un tissu uniforme. Il peut être […]

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À la naissance de mes enfants, j'ai pris mon rôle de papa très à cœur. Je me suis progressivement ouvert à la bienveillance éducative, au portage, au co-sleeping, à l'allaitement long, à l'expression des émotions et dernièrement à l'IEF. J'ai rapidement trouvé dans Grandir Autrement l'accompagnement dont j'avais besoin pour éclairer mon propre cheminement de père. Traducteur et écrivain public, j'ai toujours évolué dans le milieu de l'écriture et c'est presque naturellement que j'ai soumis au cours de l'été 2019 ma première chronique au magazine qui avait lancé un appel pour recevoir des témoignages de papa. Je n'ai pas de formation particulière, juste mon expérience de père et l'envie d'échanger sur les merveilles/difficultés de la paternité et sur le monde qui reste à créer pour nos enfants.

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