© Sylvie Durand
Que ce soit dans la littérature, les films et l’imaginaire collectif, des grands-parents sont souvent des personnes habillées de manière vieillotte, qui vivent tranquillement et douillettement, passent la majeure partie de leur temps dans leur maison, cousent, jardinent, lisent le journal, regardent la télévision, et qui, lorsqu’ils voient leurs enfants et petits-enfants, prennent plaisir à leur mitonner de bons petits plats et de délicieux gâteaux, ne manquant pas d’avoir toujours une petite friandise ou surprise à offrir. Mais nous sommes en 2020, et les grands-parents ont quelque peu changé. Alors que nos grands-parents à nous, parents nés dans les années 70, 80 et 90, ont connu la guerre et l’après-guerre dans leurs jeunes années, les grands-parents de nos enfants ont connu mai 68, les années rock, les mouvements punks et hippies, la libération sexuelle, etc. Et si certains soixante-huitards ont mal vieilli, si certaines personnes considèrent encore qu’on devient vieux lorsqu’on a 50 ans, et, de fait, le deviennent, la plupart des grands-parents d’aujourd’hui sont encore fringants et comptent bien profiter du temps qu’ils ont encore devant eux.

Le senior dynamique

On le voit dans les publicités destinées aux plus de 60 ans, dans les magazines, le « senior » est aujourd’hui occupé, dynamique, bien portant, soigné, et rechigne parfois à se faire appeler Papi ou Mamie (ou pire, Pépé ou Mémé), préférant se choisir un petit nom plus moderne. Fini la grand-mère en blouse à carreaux et en mules, terminé le grand-père en charentaises et robe de chambre ! Les grands-parents d’aujourd’hui portent leurs cheveux gris fièrement et continuent de s’habiller comme ils le faisaient quand ils étaient plus jeunes. Jeans, baskets, blousons en cuir ne sont plus réservés aux jeunes générations. Si le corps, évidemment, vieillit, les nouveaux grands-parents se sentent vieux beaucoup plus tard qu’avant. « J’ai toujours dit que je vivrai jusqu’à 100 ans, confie Jean-Claude. Aujourd’hui, j’ai 74 ans, et je suis en pleine forme. Je fais du sport tous les matins, je fais tous mes trajets à pied. Je n’ai pas changé celui que j’étais, je continue de porter les mêmes vêtements, j’ai les mêmes occupations qu’avant. La seule chose qui a changé, c’est que depuis que je ne travaille plus, j’ai plus de temps pour me consacrer à ce que j’aime ! Et j’ai beaucoup de choses à faire, mon agenda est très rempli... » Quand on lui demande à quoi il passe son temps de retraité, il répond : « Je suis passionné de musique et de littérature. Je passe beaucoup de temps à chercher des disques et des livres d’occasion, à les écouter et à les lire. Je suis aussi militant, et ça me prend beaucoup de temps. Je m’occupe de ma maison, de mon jardin, que j’ai pas mal négligés lorsque je travaillais… » Et les petits-enfants ? « Malheureusement, ils vivent loin, à plusieurs centaines de kilomètres. Nous les voyons une semaine tous les trois mois […]

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