Adopter consiste à accueillir un enfant et à l’intégrer à sa famille, pour toute la vie. En revanche, devenir famille d’accueil relève d’un choix différent : il s’agit de vivre avec un enfant, de l’aimer, de l’accompagner, tout en sachant qu’il est voué à partir un jour (même si son séjour peut durer plusieurs années). Les enfants placés dans des familles d’accueil ont toujours leurs parents mais en ont été séparés. Pour les accueillir chez soi, il faut être assistant.e familial.e. C’est un métier, et pour l’exercer, il y a plusieurs conditions à remplir.

Devenir assistant.e familial.e

D’abord, en quoi consiste exactement l’activité d’assistant.e familial.e ? Accueillir des mineurs ou des jeunes majeurs âgés de 18 à 21 ans. Le scénario classique consiste à accueillir un enfant sur une longue période. Mais il est aussi possible de faire de l’accueil d’urgence de courte durée, de l’accueil d’observation sur une période de trois à six mois, d’accueillir une jeune fille mineure avec son enfant, ou d’accueillir un adolescent (de 12 à 21 ans). Pour devenir assistant familial, il faut obtenir un agrément, puis faire une formation et enfin, passer un diplôme. L’agrément sera délivré après une enquête sociale et psychologique réalisée par les services sociaux du conseil général, la PMI (Protection maternelle et infantile) et l’ASE (Aide sociale à l’enfance). Une puéricultrice, un.e assistant.e social.e et un.e psychologue se rendent au domicile du candidat ou de la candidate, pour vérifier s’il.elle maîtrise bien la langue française, et si le logement est assez grand. Seront examinés aussi le mode de vie, l’aptitude au dialogue, la disponibilité... L’agrément est accordé ou refusé dans les quatre mois qui suivent. S’il est accordé, il est valable cinq ans. Il ne suffit cependant pas d’obtenir l’agrément pour accueillir des enfants : il est nécessaire d’abord de commencer une partie de la formation d’assistant familial (soixante heures). Le reste de la formation sera étalé sur une période de dix-huit à vingt-quatre mois, et sera suivi du passage obligatoire d’un diplôme d’État (il n’est pas nécessaire de l’obtenir pour exercer).

Poser un cadre

Accueillir un enfant nécessite d’avoir bien conscience qu’il n’est pas là définitivement et que l’on n’est pas là pour remplacer ses parents. D’ailleurs, la plupart du temps, les parents conservent l’autorité parentale, et leur autorisation est nécessaire pour les différentes démarches et décisions que l’on est amené à prendre. L’enfant est suivi par le juge des enfants, et on doit maintenir le lien avec sa famille, le but étant qu’il la réintègre un jour. Pour autant, lui donner de l’affection, un cadre rassurant, où il se sente chez lui, est primordial. C’est un équilibre à trouver, et ce n’est pas forcément simple. Cela peut être d’autant plus difficile quand on a soi-même des enfants. Chacun doit trouver sa place et un mode de fonctionnement qui convient à chacun. En cas de difficultés, il est possible de demander de l’aide et des conseils aux psychologues ou travailleurs sociaux de […]

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