© Groovy Banana Photography
Dans les conversations entre parents, dans les livres ou articles qui parlent de parentalité, ou encore dans les discours de certains « spécialistes » de l’enfant, on va entendre en grande majorité parler des problèmes, des difficultés, de la lourdeur de la condition de parent. Être parent, c’est dur. Être parent, c’est être crevé, dépassé, c’est vivre avec un ou plusieurs petits êtres incontrôlables qui sont venus bouleverser notre vie, c’est parfois remettre toute notre vision de la vie en question, c’est vouloir faire de notre mieux et ne pas y arriver, c’est se sentir coupable, c’est douter, tout le temps, c’est s’oublier, c’est tout donner à notre enfant et frôler le burn-out parental. Parce que nos enfants, nos petits (ou moins petits), la chair de notre chair, on les aime, n’est-ce pas ? Leur arrivée a bouleversé notre existence, certes, mais surtout en suscitant chez nous un amour d’une intensité que nous n’aurions pas imaginée. Tout à coup, ce petit être devient le centre de notre vie. Alors oui, tout change. Et pas uniquement notre quotidien, car avoir un enfant, c’est aussi regarder le monde avec des yeux neufs quand on est prêt à le faire. Et c’est un cadeau formidable !

Malgré les difficultés, la joie

On lit souvent qu’à trop entendre les gens dire qu’un enfant, « c’est que du bonheur », on finit par avoir une vision biaisée de la parentalité et que, lorsque notre enfant naît, que l’on se retrouve confronté aux nuits hachées, aux pleurs interminables, à la nécessité de délaisser la plupart de ses priorités puisque le bébé devient la priorité numéro 1, on tombe de haut et on a l’impression qu’on nous a masqué une partie du tableau. Et c’est probablement un peu vrai. Mais en réalité, si, en tant que maman de plusieurs enfants, je devais résumer ma maternité, je crois que les mots JOIE, DOUCEUR, et ENTHOUSIASME me viendraient en premier. Pourtant, comme tous les parents, j’ai connu et je connais encore parfois des difficultés. Moi aussi, je suis fatiguée, moi aussi, parfois, je me sens dépassée, je voudrais plus de temps pour moi, pour mon couple. Pourtant, je supporte tout cela avec joie, car en devenant mère, j’ai revu toutes mes perspectives. En choisissant le maternage, l’instruction en famille, j’ai bien sûr voulu donner à mes enfants ce que je pense être le meilleur pour eux (vision qui m’est toute personnelle), mais j’ai aussi choisi d’apporter plus de douceur à ma propre vie de mère. Par exemple, j’ai toujours trouvé beaucoup plus simple et moins fatigant de dormir avec mes enfants et de les allaiter, car ça m’évite de me lever la nuit. Et c’est surtout merveilleusement doux. En bref : je donne du sens à tous mes choix et toutes mes actions de mère. Je ne subis pas ma vie. Je la savoure, en acceptant les hauts comme les […]

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