© Mélanie Mélot www.melaniemelot.fr
À l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes le lendemain du jour où les États-Unis ont assassiné un général iranien, plongeant le monde dans l’effroi et dans la crainte des répercussions d’une attaque qui pourrait, selon certains, déclencher une troisième guerre mondiale. Dans un domaine tout différent, je constate de plus en plus à quel point les gens ont tendance à se faire la guerre (même au figuré) plutôt qu’avancer ensemble. Alors aujourd’hui, je sors les petits cœurs, les licornes, les arcs-en-ciel et la moumoute rose et je vous parle d’amour. Récemment j’ai été très dépitée de voir à quel point des personnes qui souhaitent avancer dans la même direction pouvaient s’envoyer des remarques acerbes, des critiques virulentes, voire carrément violentes et irrespectueuses. Les réseaux sociaux sont, pour cela, vraiment terribles, et j’ai failli tout quitter pour de bon, afin de retourner dans ma bulle qui, en fait, me convient très bien. Pourtant, les réseaux sociaux ont des avantages, je n’ai donc pas sauté le pas, pour l’instant…

Avancer ensemble ?

Aujourd’hui, on assiste à un véritable essor du désir d’un monde meilleur, d’un vrai changement, qui est porté par différents courants. Mais au final, tous se rejoignent. Ceux qui accompagnent leurs enfants autrement, qui rompent avec les anciennes traditions éducatives, ceux qui se battent pour l’environnement, ceux qui cherchent à s’extirper du système capitaliste qui ruine nos vies et notre planète, ceux qui se battent pour les animaux, ceux qui cherchent à vivre en autonomie, ceux qui consomment en conscience, qu’ils soient locavores, végétariens, ou véganes, ceux qui essayent de se reconnecter à leur humanité, tous ceux-là, dont vous, qui me lisez, faites partie, avancent vers le même but. Et pourtant, parce que les façons de faire diffèrent, on assiste régulièrement à des prises de bec plus ou moins violentes.

La contestation éclatée, ça ne sert à rien

Même si nous n’allons pas manifester dans la rue, dès que nous faisons des choix hors-cadre, qui visent à apporter un changement, même minime, à la société, nous sommes dans la contestation et le militantisme. Cette contestation a plusieurs degrés, pour certains cela sera materner son enfant, consommer autrement, pour d’autres c’est adopter un mode de vie libertaire et ne pas hésiter à pratiquer la désobéissance civile. Certains trouveront que Marinette, la voisine, est mignonne avec ses couches lavables, mais que tout de même, elle consomme beaucoup d’eau potable pour les laver, et qu’elle devrait récupérer de l’eau de pluie, ce serait quand même plus écologique. D’autres que Pierre-Paul-Jacques a beau avoir une magnifique maison écologique et autonome, il n’est pas cohérent, car il possède un smartphone fabriqué d’une manière non-éthique, non respectueuse de l’humain et avec des matériaux ultra-polluants. En plus, sa cousine Germaine est végane et mange des noix de cajou qui viennent du bout du monde, alors question préservation de la planète, bonjour l’incohérence ! Et je ne vous parle pas de Marie-Françoise et Marie-Suzette qui font l’instruction en famille toutes deux mais se crêpent le chignon à propos des apprentissages formels et […]

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