© Sophie Elusse
Partir en vacances est-il écologique ? Quand on sait que près de dix pour cent des émissions de gaz à effet de serre sont dues au tourisme1, comment faire pour limiter au maximum l’impact environnemental de nos vacances et de nos voyages ? De la destination au mode de transport et à l’hébergement que nous choisissons, tentons de réfléchir pour être conscients des choix que nous faisons. Partir en vacances a longtemps été considéré comme un privilège auquel n’avait pas accès la majorité de la population, loin de là, et c’est toujours le cas à l’échelle mondiale. Aujourd’hui dans les pays industrialisés, les voyages en tant que loisirs sont néanmoins de plus en plus courants, et c’est même un signe extérieur de richesse dans certains pays émergents que de voyager, qui plus est à l’étranger. Mais le développement des moyens de transport et l’apparition d’une classe moyenne large, qui ont permis l’avènement du tourisme de masse, posent de nouvelles problématiques environnementales et éthiques. On pense bien sûr à la pollution due au transport utilisé pour se rendre sur le lieu de vacances, mais c’est loin d’être le seul élément impactant.

Le choix de la destination

Venise, le Taj Mahal, le Machu Pichu, Bali, Amsterdam... Autant de destinations mythiques qui font rêver et auxquelles on pense lorsque l’on prévoit des vacances ! Mais autant de destinations menacées par le tourisme de masse. Certaines villes comme Florence ou Dubrovnik tentent de limiter les problèmes liés au tourisme2 quand d’autres sites sont fermés au public pour éviter de tels problèmes (c’est le cas de la plupart des grottes rupestres paléolithiques en France). Pour passer des vacances sans contribuer, même involontairement, à dégrader le lieu que l’on visite, il faut parfois renoncer à certaines destinations et aller à la recherche d’autres lieux moins connus et moins prisés.

La durée du séjour

Les destinations de vacances sont, pour certains, un peu comme des trophées à collectionner, qui sont enchaînées parfois à un rythme effréné : deux jours ici, trois jours là. Or il est évident que séjourner dans un lieu, quel qu’il soit, deux jours ou deux semaines n’aura pas le même impact. Un court séjour demande des transports très rapprochés, un grand nettoyage du lieu de séjour, un changement du linge, de la logistique pour l’hébergeur comme pour le vacancier et de la même façon qu’il faut emporter autant d’affaires, ou presque, pour deux jours que pour une semaine, l’impact écologique d’un week-end est souvent aussi élevé que celui d’une semaine de séjour, ce qui est donc proportionnellement bien plus élevé. Pour les courts séjours, il est donc intéressant de penser à partir près de chez soi, pour découvrir des lieux que d’autres font parfois des centaines de kilomètres pour venir visiter et qu’on ne pense tout simplement pas à visiter soi-même.

Les transports

Les transports sont bien entendu un gros point noir des vacances lorsqu’on les envisage du point de vue […]

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